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Stephen Hawking était juste sur la croissance des trous noirs

by Camille Laurent - Santé

Confirmation spectaculaire : la théorie d’Hawking sur les trous noirs validée par une nouvelle détection d’ondes gravitationnelles

Austin, Texas – Des chercheurs ont confirmé avec une précision inégalée une prédiction fondamentale de la théorie de Stephen Hawking concernant les trous noirs : leur surface ne diminue jamais lors d’une fusion. L’annonce,basée sur l’analyze d’un nouveau signal d’ondes gravitationnelles,GW250114,marque une étape cruciale dans notre compréhension de ces objets cosmiques mystérieux.

La découverte, publiée aujourd’hui, s’appuie sur les données de l’observatoire LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) et offre une validation expérimentale de plus pour la relativité générale d’Einstein et les travaux novateurs de Hawking.

En 2015, LIGO avait déjà détecté pour la première fois des ondes gravitationnelles, confirmant une autre prédiction majeure d’Einstein. cette première détection, signalée sous le nom de GW150914, avait déjà suscité l’intérêt de Hawking, qui avait immédiatement interrogé Kip Thorne, prix nobel de physique, sur la possibilité de tester son théorème. Malheureusement, les données de 2015, bien que révolutionnaires, n’avaient permis d’atteindre qu’un niveau de confiance de 95% dans les résultats.

La nouvelle analyse de GW250114, grâce à des données de qualité supérieure, a permis d’atteindre un niveau de confiance significativement plus élevé. Les chercheurs ont pu mesurer avec une précision sans précédent les détails de la phase de “ringdown” – la phase finale de la fusion d’un trou noir, où le nouvel objet vibre comme une cloche frappée.

“La partie la plus délicate était de déterminer la surface finale du trou noir fusionné,” explique l’équipe de recherche. “Après la fusion, le signal est moins clair, mais en analysant les modes d’ondes gravitationnelles distincts émis pendant le ringdown, nous avons pu calculer la masse et la rotation du trou noir résultant, et donc sa surface.”

Les chercheurs ont réussi à identifier deux modes d’ondes gravitationnelles distincts,des “sons” caractéristiques émis par le trou noir en vibration. Cette capacité à distinguer ces modes, qui s’éteignent à des rythmes différents, a permis de confirmer que la surface du trou noir résultant était toujours supérieure ou égale à la somme des surfaces des trous noirs originaux, conformément à la théorie de Hawking.

Comprendre les trous noirs : un aperçu intemporel

Les trous noirs sont des régions de l’espace-temps où la gravité est si forte que rien, pas même la lumière, ne peut s’en échapper. Ils se forment généralement à partir de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives. La surface d’un trou noir,appelée horizon des événements,est la limite au-delà de laquelle le retour en arrière est impossible.

La théorie de Hawking, développée dans les années 1970, a révolutionné notre compréhension des trous noirs en prédisant qu’ils ne sont pas complètement noirs, mais qu’ils émettent un rayonnement, maintenant connu sous le nom de rayonnement de Hawking. Cette découverte a établi un lien profond entre la relativité générale et la mécanique quantique.

La validation de la théorie de Hawking sur la surface des trous noirs,grâce à la détection d’ondes gravitationnelles,ouvre de nouvelles perspectives pour l’étude de ces objets fascinants et pour la recherche d’une théorie unifiée de la physique. Stephen Hawking, décédé en 2018, n’a malheureusement pas pu assister à cette confirmation expérimentale de son œuvre, mais son héritage continue d’inspirer les scientifiques du monde entier.

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