Le Norvège a fait match nul 1-1 contre le Maroc lors de son dernier match de préparation à New Jersey le 7 juin 2026. Malgré une performance en demi-teinte d’Erling Braut Haaland, qui n’a touché le ballon que quatre fois, le sélectionneur Ståle Solbakken et les experts nationaux restent confiants avant l’entrée en lice contre l’Irak le 17 juin.
Une performance statistique historique pour Haaland
Le match amical contre le Maroc a laissé une impression mitigée chez les observateurs internationaux. La star de l’équipe, Erling Braut Haaland, a traversé la rencontre avec une discrétion inhabituelle. Selon les données relayées par Nettavisen, l’attaquant n’a enregistré que quatre ballons touchés en 75 minutes de jeu, une statistique qualifiée de pire performance pour le joueur en club comme en sélection depuis 2019 par ESPN.
Cette inactivité offensive a suscité des critiques à l’étranger, notamment sur la plateforme de streaming DAZN, qui a souligné que le joueur était devenu presque invisible sur le terrain. La situation a été exacerbée par le fait que Haaland a quitté la zone d’interview sous escorte, sans s’adresser aux médias présents au Sports Illustrated Stadium. Dans le contexte d’un tournoi international majeur, ce type de silence médiatique après une prestation statistiquement pauvre alimente traditionnellement les spéculations sur l’état physique réel des joueurs vedettes, surtout après une saison européenne particulièrement longue et exigeante sur le plan athlétique.
La sérénité affichée par le staff technique
Malgré l’agitation médiatique, le sélectionneur Ståle Solbakken a balayé les inquiétudes concernant la forme de son attaquant vedette. Interrogé par Dagbladet, Solbakken a insisté sur le fait que le travail physique effectué à l’entraînement reste conforme aux objectifs fixés. « Le plus important pour moi est que son corps semble de mieux en mieux à l’entraînement », a déclaré le sélectionneur, garantissant une implication totale de son joueur lors du match contre l’Irak.
Cette analyse est partagée par Brede Hangeland, responsable des joueurs au sein de la sélection, qui a confié à Nettavisen que l’objectif principal de cette rencontre était avant tout d’éviter toute blessure avant le début du tournoi. Dans la gestion des effectifs de haut niveau, il est courant que les staffs techniques priorisent la gestion des charges de travail lors des matchs de préparation pour minimiser les risques de pépins musculaires, les joueurs étant souvent soumis à des programmes de récupération spécifiques pour compenser le décalage horaire et le climat américain.
Analyse des experts : Entre prudence et optimisme
La scène footballistique norvégienne reste divisée sur la préparation globale. Si certains experts, comme Carl-Erik Torp sur NRK, ont noté que l’équipe semblait plus dynamique avec Jørgen Strand Larsen sur le terrain, d’autres préfèrent relativiser. Tarik Elyounoussi, cité par VG, explique cette contre-performance par une combinaison de prudence face aux blessures et d’un temps d’adaptation nécessaire au décalage horaire américain.
Le héros du Mondial 1998, Tore André Flo, a également tempéré les craintes :
« Je crois qu’ils ont un très bon contrôle. Même si Haaland touche peu le ballon, il marque beaucoup de buts malgré tout. Il ne semble pas que ce soit un problème pour lui du tout. »
Tore André Flo, ancien international norvégien, via VG
Dynamique de groupe et préparation à Greensboro
Depuis le match contre le Maroc, l’équipe a établi son camp de base à Greensboro, en Caroline du Nord. Lors des entraînements ouverts au public, les journalistes de Dagbladet ont pu observer une ambiance différente, marquée par une intensité retrouvée. Haaland, lors de ces séances, a démontré une vivacité bien plus conforme à ses standards habituels, se montrant très impliqué lors des exercices de tirs et de jeu réduit, notamment aux côtés d’Oscar Bobb et d’Andreas Schjelderup.
À six jours de l’ouverture, la Norvège doit désormais transformer cette confiance interne en résultats concrets. Le défi pour Solbakken sera de s’assurer que ses cadres, dont le capitaine Martin Ødegaard, retrouvent leur pleine forme physique après une fin de saison européenne exigeante. Pour une équipe cherchant à marquer les esprits dans ce tournoi, la gestion de la profondeur de banc, notamment avec des profils comme Strand Larsen, sera cruciale pour offrir des solutions tactiques variées. Le match contre l’Irak, le 17 juin, servira de juge de paix pour une sélection qui, selon les termes de l’analyste Esten O. Sæther, est désormais observée comme une source potentielle de déception si elle ne parvient pas à élever son niveau de jeu et à mieux exploiter la présence de son attaquant vedette dans la surface adverse.
