Home NouvellesSieg für “Zivilvertrag” – Partei von Ministerpräsident Paschinjan gewinnt Wahl in Armenien – EU gratuliert

Sieg für “Zivilvertrag” – Partei von Ministerpräsident Paschinjan gewinnt Wahl in Armenien – EU gratuliert

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a remporté les élections législatives du 7 juin 2026, son parti « Contrat civil » obtenant 61 des 105 sièges au Parlement. Ce scrutin marque une orientation pro-européenne affirmée pour la république du Caucase, malgré des tensions diplomatiques croissantes avec Moscou et les menaces russes concernant un potentiel « scénario ukrainien ».

Une victoire historique pour le « Contrat civil »

Le paysage politique arménien a été redessiné par le vote de dimanche. Selon les résultats officiels, le parti « Contrat civil » de Nikol Pachinian s’est imposé avec une avance confortable, capturant 61 sièges sur un total de 105 au sein de l’Assemblée nationale, comme l’a rapporté Deutschlandfunk. Cette victoire, qualifiée d’« historique » par le dirigeant lui-même, a été confirmée lors d’une déclaration aux journalistes où il a affirmé que ce mandat permettrait d’« assurer la pérennité et le développement de l’Arménie », selon les détails fournis par T-Online. La participation électorale a marqué un regain d’intérêt citoyen, s’établissant à 59 %, un chiffre en nette augmentation par rapport aux 49 % enregistrés lors des élections de 2021. Si la victoire de Pachinian est nette, l’opposition reste présente au Parlement avec notamment le bloc pro-russe « Arménie forte » de l’homme d’affaires Samvel Karapetian, qui a recueilli 23,3 % des voix. L’ancien président Robert Kotcharian, dont le rapprochement avec Vladimir Poutine est notoire, complète le podium avec 9,9 % des suffrages, selon les chiffres compilés par tagesschau.de.

Le pivot géopolitique vers l’Europe

Depuis 2018, Nikol Pachinian a engagé le pays dans une transition graduelle, s’éloignant de la sphère d’influence exclusive de Moscou pour se tourner vers l’Union européenne et les États-Unis. Ce choix stratégique a suscité des réactions immédiates à Bruxelles. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué ce rapprochement sur X, déclarant : « L’Arménie se rapproche toujours plus de l’Europe. Bruxelles valorise profondément le partenariat avec ce pays du Caucase. L’Arménie peut compter sur nous. » Le président français Emmanuel Macron a également souligné sa volonté d’accompagner l’Arménie dans cette « convergence vers l’Europe ». Pour Nachrichtenleicht, ce scrutin confirme une volonté populaire de privilégier la coopération avec l’UE, malgré les liens historiques et économiques persistants avec la Russie, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’armement.

La menace d’un « scénario ukrainien »

Ce basculement pro-occidental n’est pas sans risques. Le Kremlin, qui voit d’un très mauvais œil l’émancipation de cet ancien membre de l’Union soviétique, a multiplié les pressions, allant d’embargos sur les produits arméniens à des menaces sur les contrats de gaz. Comme l’analyse DIE ZEIT, Vladimir Poutine semble appliquer à l’Arménie la même logique qu’à l’Ukraine en 2013, plaçant le pays face à un ultimatum : « Nous ou l’UE ! Les deux ne sont pas possibles. » Le Kremlin a explicitement comparé les ambitions européennes d’Eriwan au parcours de Kiev, qualifiant la situation de « scénario ukrainien ». Cette rhétorique, perçue comme une menace directe par une partie de la population, a cristallisé les tensions. La passivité des forces de maintien de la paix russes lors de l’offensive azerbaïdjanaise sur le Haut-Karabakh en septembre 2023 reste, selon les observateurs, le catalyseur principal de cette rupture de confiance entre Erevan et Moscou.

Défis internes et enjeux de paix

Au-delà de la géopolitique, Pachinian hérite d’une société polarisée. Si beaucoup d’Arméniens reconnaissent à leur Premier ministre le mérite d’avoir cherché des voies de paix avec l’Azerbaïdjan, d’autres lui reprochent amèrement la perte du Haut-Karabakh. Le défi des prochaines semaines sera de maintenir un équilibre précaire : poursuivre l’ouverture européenne sans provoquer de rupture économique brutale avec la Russie, tout en stabilisant la frontière avec Bakou. La nécessité de conclure un traité de paix avec l’Azerbaïdjan, incluant la délimitation des frontières et l’ouverture des infrastructures de transport, demeure la priorité immédiate du gouvernement. Avec une majorité parlementaire solide mais sans les deux tiers nécessaires pour modifier la Constitution — un point de friction réclamé par Bakou — Pachinian devra naviguer avec une extrême prudence dans les mois à venir.

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