Salon du Bourget: ouverture d'un avion de combat franco-allemand

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Prêt à décoller? Le 53ème salon aéronautique du Bourget se prépare à accueillir 2 453 exposants du 17 au 23 juin. Cette édition sera inaugurée par Emmanuel Macron, qui reçoit les acteurs de l'aéronautique dimanche soir à l'Elysée. Selon la tradition, le chef de l'Etat se rendra au Bourget à bord de l'Airbus 330 MRTT, une version militaire de l'avion civil, avant d'assister à un spectacle aérien.

Outre les annonces de commandes et les innovations présentées en vol ou au sol, le sujet qui marquera cette édition est sans doute le projet d’avions de combat destiné à remplacer le Rafale ou l’Eurofighter d’ici 2040.

La ministre des Forces armées, Florence Parly, accompagnée de ses homologues allemandes Ursula von der Leyen et Margarita Robles (Espagne), signera un accord en milieu de matinée sur le développement du futur système de combat aérien (SCAF).

Un système complet plutôt qu'un avion

Ce projet ambitieux mené par Paris et Berlin a récemment rejoint Madrid. L'idée n'est plus de développer simplement un avion, mais un système complet de défense avec drones, satellites, avions radar et armements spécifiques.

L’objectif est de pouvoir assurer des missions de dissuasion et d’attaque mais aussi de pouvoir cibler des points spécifiques à l’aide de drones anti-missiles ou de mener des missions de reconnaissance sans mettre en péril la vie des pilotes. Ce programme est estimé entre 8 et 10 milliards d'euros sur vingt ans.

Début 2019, la France et l'Allemagne ont attribué à Airbus et à Dassault un contrat de conception et d'architecture pour ce programme. D'autres sociétés françaises et allemandes devraient être associées à ce programme, notamment Safran, Thales et Hensold.

Développer aussi des démonstrateurs

Outre le contrat-cadre, les constructeurs du Bourget chercheront à obtenir rapidement des contrats pour le développement de démonstrateurs (ou prototypes). "Ce que nous réclamons depuis plusieurs mois, c'est le lancement de démonstrateurs parallèles afin de ne pas perdre de temps dans l'exercice du savoir-faire et des technologies au service de la préparation du SCAF opérationnel", explique Eric Trappier, président de Dassault Aviation. , interviewé dans le journal Air & Cosmos.

L'objectif serait de pouvoir piloter un premier démonstrateur d'ici 2026. "Nous nous préparons pour les phases ultérieures et en particulier les études technologiques nécessaires", résume dans la Tribune le délégué général de l'Armement, Joel Barre.

"Pour cela, nous avons toute une série d'œuvres à lancer", ajoute le patron de la DGA. En plus de la démonstration du futur avion de combat, il faut un nouveau moteur plus puissant que le Rafale, mais également des drones et un système de communication compatible avec ceux des autres armées des coalitions internationales …

L’organisation industrielle de ce programme visera également à ne pas répéter les erreurs du passé, telles que le développement de l’A400M où chacun travaillait dans son coin. Dassault Aviation et Airbus devraient prendre en charge l'avion de combat, tandis que le nouveau moteur sera entre les mains de Safran et du constructeur de moteurs allemand MTU.

Au Bourget, Airbus a construit un pavillon spécifique pour présenter ce projet sous forme de modèles. Dassault pourrait marquer les esprits avec une première maquette du futur avion de combat.

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