Le gouvernement britannique a annoncé cette semaine un projet de loi visant à proscrire le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran en tant qu’organisation terroriste. Cette mesure, qui prévoit jusqu’à 14 ans de prison pour tout soutien au groupe, s’inscrit dans une réponse plus large face aux menaces étatiques croissantes sur le sol britannique.
Renforcement de l’arsenal législatif contre les menaces étatiques
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré lundi que le gouvernement ne permettrait plus au Royaume-Uni de servir de « terrain de jeu » pour des États cherchant à propager la peur, la division et la violence. La nouvelle législation, qui doit être présentée au Parlement cette semaine, confère aux autorités des pouvoirs « de type proscription » pour désigner et sanctionner les mandataires d’États étrangers jugés hostiles.

Selon le ministère de l’Intérieur (Bbc), ces pouvoirs permettront de mieux contrer l’espionnage, l’ingérence démocratique, le sabotage et les agressions physiques. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a souligné que les procureurs n’auraient plus besoin d’établir systématiquement un lien direct avec une puissance étrangère pour chaque affaire, simplifiant ainsi considérablement la constitution des dossiers judiciaires.
Le CGRI et les groupes visés par la proscription
Outre le CGRI, le gouvernement britannique a ciblé deux autres entités : le corps des volontaires du GRU (service de renseignement militaire russe) et le Mouvement islamique des compagnons du droit (IMCR). Ce dernier est un groupe lié à l’Iran qui a revendiqué plusieurs attaques contre des propriétés juives à Londres, notamment l’incendie de quatre ambulances Hatzola à Golders Green le 23 mars dernier.
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Les autorités britanniques affirment que le CGRI est lié à au moins sept attaques sur le territoire national visant les communautés juives et israéliennes.
Tensions diplomatiques et riposte iranienne
Cette escalade diplomatique intervient dans un contexte de tensions régionales exacerbées au Moyen-Orient. Le 14 juillet 2026, le cours du pétrole brut Brent a atteint un sommet d’un mois, dépassant les 84 dollars le baril, alors que les États-Unis ont lancé des frappes contre des systèmes de défense côtiers iraniens et des sites de missiles à Bandar Abbas, Bushehr et Jask, comme le rapporte AP News. Ces frappes font suite à des attaques iraniennes contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, ayant entraîné la mort d’un marin.

Le cas Ahmadinejad : un volet complexe des relations avec l’Iran
Le climat de méfiance est encore alourdi par des révélations sur les opérations de renseignement en Iran. Une opération qui aurait culminé fin février 2026 lors d’une frappe aérienne visant à le libérer de son assignation à résidence imposée par le CGRI.
Bien que ces événements se déroulent à distance des rues de Londres, ils illustrent la complexité des réseaux d’influence que le gouvernement britannique cherche désormais à démanteler par voie législative. La capacité du gouvernement à faire appliquer ces nouvelles peines, pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison, sera testée dès l’adoption du texte, alors que les tensions entre Londres et Téhéran atteignent un niveau critique.
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