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“Retard” : le mot revient et choque

Le retour controversé d’un terme blessant : pourquoi le mot “retard” refait surface

Paris, France – Un mot, longtemps considéré comme tabou et profondément offensant, refait surface dans le discours public, suscitant l’inquiétude des associations et des défenseurs des droits des personnes handicapées. Le terme “retard”, utilisé pour désigner une personne présentant un handicap intellectuel, est de nouveau employé par des personnalités influentes, souvent avec une intention provocatrice.

Ce regain d’utilisation, constaté ces derniers mois, ne se limite pas à des cercles marginaux. Des figures publiques, dans des contextes variés – débats politiques, commentaires en ligne, voire même dans les médias – ont choisi de réintroduire ce vocabulaire dépréciatif. L’utilisation est souvent accompagnée d’une posture de défi, comme si la sensibilité autour de ce terme était une forme de censure.

Un terme chargé d’histoire et de souffrance

L’histoire du mot “retard” est intrinsèquement liée à une longue période de stigmatisation et d’exclusion des personnes handicapées. Initialement utilisé dans un contexte médical pour décrire un développement plus lent, il a rapidement été détourné pour qualifier et dénigrer des individus, les réduisant à une seule caractéristique et niant leur humanité.

“Ce mot est porteur d’une violence symbolique immense,” explique Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, dans une récente interview accordée à France Info. “Il renvoie à une époque où les personnes handicapées étaient cachées, marginalisées, et privées de leurs droits.” (Source : France Info, 15 novembre 2023).

Des chiffres alarmants sur la discrimination

Selon une étude récente de l’ONU, plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent avec un certain type de handicap. En France, l’INSEE estime que près de 12 millions de personnes sont en situation de handicap, dont une part significative présente un handicap intellectuel. Ces chiffres soulignent l’ampleur de la population concernée par l’utilisation de ce terme blessant.

La discrimination envers les personnes handicapées reste une réalité préoccupante. Une enquête menée par le Défenseur des droits en 2022 révèle que 60% des personnes handicapées se sentent victimes de discrimination dans leur vie quotidienne, que ce soit dans l’accès à l’emploi, au logement, ou aux services publics. (Source : Défenseur des droits, Rapport annuel 2022).

Pourquoi ce retour en force ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce regain d’utilisation du mot “retard”. Certains y voient une manifestation d’un climat général de polarisation et de transgression des normes sociales. D’autres pointent du doigt l’influence de certains courants de pensée qui cherchent à minimiser l’importance de la sensibilité autour des questions de handicap.

Sur X (anciennement Twitter), le hashtag #StopRetard a été lancé par des associations pour dénoncer cette tendance et sensibiliser le public. (Voir publication : https://twitter.com/AssociationXYZ/status/1724567890123456789lien fictif pour illustration).

Un appel à la responsabilité collective

Au-delà de la simple question du langage, ce débat soulève des questions fondamentales sur le respect de la dignité humaine et la lutte contre les discriminations. Il est crucial de rappeler que le choix des mots a un impact réel sur la vie des personnes concernées.

Les associations appellent à une prise de conscience collective et à une utilisation d’un langage respectueux et inclusif. Elles encouragent les médias, les personnalités publiques et l’ensemble de la société à abandonner définitivement ce terme blessant et à adopter un vocabulaire qui valorise la diversité et l’inclusion. Le terme “handicap intellectuel” ou “difficultés intellectuelles” sont des alternatives appropriées et respectueuses.

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