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Renonce à construire le controversé oléoduc Keystone XL – NRK Urix – Actualités étrangères et documentaires

by Nouvelles

La décision de la société canadienne TC Energy met enfin un terme à un projet controversé depuis plus d’une décennie.

L’oléoduc devait relier les champs de sables bitumineux de l’Alberta, au Canada, aux raffineries de pétrole du Texas et transporter 830 000 barils de pétrole par jour.

Au total, la ligne devait mesurer 2735 kilomètres et coûter 8 milliards de dollars, soit environ 70 milliards de couronnes.

De Bush à Obama à Trump à Biden

Le projet Keystone comprend plusieurs oléoducs. La ligne verte montre l’oléoduc prévu qui n’est actuellement pas en construction.

Photo : Wikipédia Commons

Le pipeline a été un sujet brûlant pour la politique climatique et environnementale depuis avant que le président George W. Bush n’autorise sa construction en 2008.

En 2015, le président Obama a arrêté le projet, mais son successeur, le président Trump, a annulé la décision en 2017, quatre jours après son installation à la présidence.

Lors de son premier jour de travail, le 20 janvier, Le président Biden a alors retiré le permis pour construire le pipeline.

TC Energy a alors déclaré qu’ils envisageaient une action en justice, mais ont maintenant décidé d’abandonner le projet.

Victoire pour les organisations environnementales

Le pipeline a été critiqué pour les risques climatiques et environnementaux. L’huile de sable bitumineux du Canada est particulièrement hostile au climat parce que la production en elle-même entraîne des émissions importantes.

Les partisans du Keystone XL ont fait valoir qu’il est plus sûr de transporter du pétrole par pipeline que par bateau et par train.

Les organisations environnementales, pour leur part, ont souligné qu’il y avait eu plus de dix fuites sur des parties existantes du pipeline au cours de la première année de son exploitation.

Kendall Mackey, membre du groupe militant @ 350, a déclaré que la décision concernant le Keystone XL était un avertissement sur ce que l’industrie pétrolière et gazière avait en réserve.

– La lutte pour arrêter Keystone XL n’a jamais été à propos d’un pipeline. “Cette victoire envoie un message clair aux pollueurs et aux financiers : arrêtez les projets de combustibles fossiles maintenant ou un mouvement de masse implacable les arrêtera pour vous”, a déclaré Mackey à Reuters.

Indigenous Environmental Network – une association de peuples autochtones travaillant sur les questions environnementales – se réjouit de cette décision.

– Keystone XL est MORT ! Nous dansons dans nos cœurs sur cette décision, écrivent-ils Twitter.

La Société norvégienne pour la conservation de la nature affirme que la mise au rebut du pipeline est “Incroyablement bonne nouvelle.”

– Cela montre que l’âge du pétrole est révolu. Les États-Unis prennent maintenant des mesures importantes vers un avenir sans pétrole en arrêtant le développement de nouveaux oléoducs. Biden a également arrêté la recherche de plus de pétrole et de gaz sur les terres fédérales, écrit le leader Truls Gulowsen à NRK.

Dans le même temps, il appelle la Norvège à s’orienter davantage vers un avenir sans pétrole.

La lutte contre le Keystone XL est l'une des plus importantes pour le mouvement écologiste aux États-Unis depuis plus d'une décennie.

La lutte contre le Keystone XL est l’une des plus importantes pour le mouvement écologiste aux États-Unis depuis plus d’une décennie.

Crédit photo : ALEX WONG / AFP

Des conséquences majeures pour le Canada

Le Canada a d’énormes quantités de pétrole dans l’État de l’Alberta. Le problème pour les Canadiens, c’est qu’ils n’ont pas de bonnes occasions d’acheminer le pétrole vers les marchés.

L’envoi du pétrole aux raffineries géantes du Texas devait rapporter au Canada d’importants revenus.

– Nous parlons d’environ 100 milliards de dollars (850 milliards de couronnes) de recettes d’exportation annuelles, a déclaré le Premier ministre de la province de l’Alberta, Jason Kenney, en début d’année.

Kenney se dit maintenant « déçu et frustré » par la décision, mais que l’État continuera à travailler ensemble pour fournir de l’énergie aux États-Unis.

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