Celle-ci a découvert le changement d’établissement pénitentiaire en tentant de lui rendre visite en 2024, selon une enquête télévisée.
Quinze ans après les faits qui ont marqué l’actualité judiciaire, le parcours carcéral de Renato Seabra continue d’alimenter les récits médiatiques. Condamné à une peine de 25 ans de réclusion à perpétuité pour le meurtre du chroniqueur social Carlos Castro commis dans un hôtel new-yorkais, le détenu portugais fait l’objet d’un suivi médical renforcé alors que sa famille tente de maintenir le lien à travers l’Atlantique.
Le déplacement secret vers la prison de haute sécurité d’Attica
L’élément inattendu a éclaté lors de la diffusion d’une émission d’investigation sur la chaîne SIC. Odília Pereirinha, la mère du détenu, s’est rendue aux États-Unis pour une visite familiale, convaincue que son fils se trouvait toujours dans l’établissement où il était incarcéré depuis le début de sa condamnation. Elle ignorait alors que le prisonnier avait été déplacé de la Clinton Correctional Facility vers une autre structure pénitentiaire de haute sécurité.
La relocalisation s’est jouée à la mi-2024, juste avant le voyage de la mère de famille. Les détails de cette réaffectation pénitentiaire ont été confirmés par la presse, précisant que le détenu avait été transféré à la Attica Correctional Facility, un établissement situé à environ 535 kilomètres de sa prison précédente. Ce déplacement représente un éloignement supplémentaire de près de six heures de route, alourdissant la charge logistique des visites qu’Odília maintient de manière plus espacée malgré les barrières géographiques.
Un état de santé surveillé et la perspective lointaine d’une libération
Derrière les murs de la prison américaine, la situation médicale du condamné demeure préoccupante. D’après les informations rapportées par l’émission Portugal Criminal, le profil psychologique de Renato Seabra exige des soins continus. L’ancien mannequin, âgé aujourd’hui de 36 ans, reste suivi et sous médication en raison d’un tableau clinique qualifié de sévère par les autorités carcérales.

Depuis sa condamnation prononcée en décembre 2012 et confirmée en appel en 2018, aucune image publique du détenu n’a filtré. Ses soutiens familiaux n’ont toutefois pas renoncé à leur objectif initial. Bien qu’aucun mécanisme juridique concret n’ait encore été formalisé, les proches continuent d’exprimer leur volonté d’obtenir son rapatriement au Portugal, même si un tel transfert nécessiterait des accords diplomatiques complexes entre les deux États.

La première audience pour examiner une éventuelle libération conditionnelle ne pourra se tenir qu’en septembre 2035. Relevé des services pénitentiaires, via les enquêtes de presse
Si cette première commission venait à statuer favorablement, une sortie effective ne pourrait intervenir qu’à compter du 3 janvier 2036, date à laquelle la peine minimale de 25 ans sera formellement purgée. D’ici là, l’homme demeure incarcéré à une distance considérable de son lieu de naissance, tandis que sa famille poursuit ses efforts pour maintenir un contact sporadique à travers les parloirs des geôles de l’État de New York.
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