PwC forecasts $31.6 trillion in data center spending through 2050

Les dépenses mondiales consacrées aux centres de données atteindront US$31.6 trillion d’ici 2050 pour soutenir l’essor de l’intelligence artificielle, selon un rapport publié par PricewaterhouseCoopers. Cet investissement sans précédent surpasse les grands cycles historiques, bien que la pénurie d’électricité et les blocages locaux menacent déjà le rythme des projets.

L’expansion fulgurante de l’intelligence artificielle génère un besoin d’infrastructures informatiques d’une ampleur historique.

Pour mesurer la démesure de ce chiffre, il suffit de le comparer au produit intérieur brut des États-Unis, qui s’élève à environ US$30 trillion. Si l’adoption de l’IA dépasse le scénario central retenu par l’institution, la facture totale pourrait même grimper jusqu’à US$50 trillion d’ici vingt-cinq ans.

Un cycle d’investissement qui dépasse les grandes révolutions industrielles

Les auteurs de l’étude commandée à Oxford Economics soulignent que la dynamique actuelle éclipse les transformations passées qui ont façonné l’économie moderne. Les géants technologiques comme Microsoft et Amazon, aux côtés d’acteurs plus spécialisés, multiplient les chantiers à un rythme effréné.

Les chercheurs, via PricewaterhouseCoopers, ont indiqué que le chemin de fer, l’électrification et Internet avaient chacun nécessité des montants colossaux de capitaux tout en définissant une époque, mais que le cycle des infrastructures liées à l’intelligence artificielle en cours surpasse ces trois éléments, se réinitialisant tous les quatre à six ans sans montrer le moindre signe d’essoufflement.

Contrairement aux cycles d’investissement traditionnels comme la production de puces mémoire ou le déploiement d’Internet, où les coûts initiaux de construction étaient lourdement concentrés au départ, les dépenses dans les centres de données se renouvellent sans cesse. La majeure partie des flux financiers ira directement dans l’achat de matériel informatique de pointe, en particulier les processeurs graphiques de l’entreprise Nvidia, leader mondial des puces pour l’intelligence artificielle.

Répartition géographique des dépenses mondiales

Les investissements se concentreront principalement dans quelques grandes zones économiques. Les États-Unis s’accapareront à eux seuls près de la moitié du total mondial, avec US$15.1 trillion. La région Asia-Pacifique suivra avec US$8.2 trillion, tandis que l’Europe représentera US$5.6 trillion, le Moyen-Orient US$1.1 trillion et l’Afrique US$255 billion.

Data Center Spending to Reach $31.6 Trillion by 2050 on AI Boom
Photo: deccanchronicle.com

Sur une base annuelle, le rythme des dépenses mondiales passera d’environ US$800 billion en 2026 à US$1.1 trillion en 2030, pour atteindre US$1.8 trillion à l’horizon 2050. La croissance la plus rapide de la demande sera portée par la Chine et l’Inde, stimulées par l’ampleur de leur population et la numérisation accélérée de leurs économies.

Les obstacles de l’approvisionnement en énergie et des contestations locales

Malgré la solidité de la demande, plusieurs goulets d’étranglement menacent de ralentir la cadence. La viabilité de ces projets dépend directement de la vitesse à laquelle les infrastructures électriques pourront être modernisées.

ARK Invest Sees Spending on Data Center Systems Tripling to $1.4 Trillion by 2030

Parallèlement, la contestation citoyenne s’organise face à l’empreinte environnementale des installations. Au cours des trois premiers mois de l’année 2026, au moins 75 projets représentant une valeur combinée de US$130 billion ont fait l’objet de blocages ou de retards en raison de l’opposition locale, d’après le groupe de recherche Data Center Watch. Les riverains s’inquiètent de la consommation excessive de ressources naturelles et des répercussions sociales de l’automatisation.

Enfin, la stabilité des chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs reste un paramètre déterminant. Des perturbations dans la circulation des puces à travers les frontières pourraient amputer l’investissement mondial de près de 20 pour cent, tandis que les exigences croissantes en matière de souveraineté numérique risquent de redistribuer géographiquement les flux de capitaux sans pour autant en réduire le volume global.

À lire aussi

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.