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Protest des producteurs de framboises à Arilje : 400 dinars, « une humiliation

Le prix de 400 dinars : une « humiliation » pour les producteurs

L’association des producteurs de framboises « Vilamet » a appelé à un rassemblement le mardi 7 juillet 2026 à 12h00 devant la municipalité d’Arilje. Cette manifestation vise à protester contre le prix d’achat actuel des framboises, fixé à 400 dinars, un montant jugé insuffisant par les agriculteurs face à la hausse des coûts de production.

Le prix de 400 dinars : une « humiliation » pour les producteurs

Le mécontentement des agriculteurs d’Arilje a atteint un point de rupture. Selon les informations rapportées par Danas, l’association Vilamet refuse catégoriquement le prix d’achat actuel. Pour les producteurs, ce tarif ne constitue pas une offre commerciale viable, mais une offense à leur travail.

Le prix de 400 dinars : une « humiliation » pour les producteurs
Photo: pravda.rs

« 400 dinars pour les framboises ? C’est une humiliation !

La colère s’explique par un effet de ciseaux économique : alors que le prix payé aux producteurs stagne ou chute, les charges d’exploitation, elles, continuent de grimper. L’association souligne que les coûts de culture augmentent et que la main-d’œuvre devient plus onéreuse, tandis que la rémunération effective du travail agricole diminue.

Le prix de 400 dinars : une « humiliation » pour les producteurs
Photo: Ozon Press

Ce sentiment d’injustice est exacerbé par la structure même de la filière. Dans la région d’Arilje, centre névralgique de la production de framboises en Serbie, la majorité des agriculteurs gèrent des exploitations familiales. Ces producteurs sont dépendants des acheteurs qui gèrent les chambres froides, lesquels contrôlent le stockage et la commercialisation finale du fruit. Lorsque le prix d’achat est fixé à un niveau bas, c’est l’ensemble de la viabilité économique de ces petites structures qui est menacée.

L’écart avec les prix de la saison précédente

Pour justifier leur mobilisation, les producteurs s’appuient sur des données comparatives avec l’année dernière. Comme le rapporte Pravda, Mileta Pilčević, président de l’association Vilamet, a rappelé que le prix des framboises oscillait entre 620 et 630 dinars l’année précédente.

L’argument est simple : même avec une récolte réduite l’an dernier, les prix étaient nettement plus élevés. Pilčević s’interroge donc sur la logique économique qui justifie une chute à 400 dinars cette année.

« Pourquoi commence-t-on chaque année par racketter les producteurs. Cette production dépend de nous, les producteurs primaires, et non des propriétaires de chambres froides, du ministère ou de l’État.

Cette déclaration de Mileta Pilčević met en lumière le conflit structurel entre les producteurs primaires et les acteurs de la chaîne de transformation. En Serbie, la framboise est un produit d’exportation majeur, mais la valeur ajoutée est souvent captée par les intermédiaires et les propriétaires d’infrastructures de stockage, laissant les agriculteurs exposer aux fluctuations brutales des prix d’achat initiaux.

Calendrier et modalités du rassemblement à Arilje

Le mouvement se structure autour d’un rendez-vous précis pour maximiser l’impact visuel et politique devant les autorités locales.

Around 400 protesters in Brignoles
  • Date : Mardi 7 juillet 2026
  • Heure : 12h00
  • Lieu : Devant la municipalité d’Arilje
  • Cible : Tous les producteurs de framboises mécontents

L’appel à la mobilisation est clair : le refus du prix de 400 dinars est le moteur principal de cette sortie dans la rue. Les agriculteurs considèrent que le système actuel favorise les intermédiaires et les infrastructures de stockage au détriment de ceux qui travaillent la terre.

Le choix de la municipalité d’Arilje comme point de ralliement n’est pas fortuit. En tant que centre administratif de la région, la municipalité est le relais direct entre les besoins des agriculteurs et les décisions prises au niveau du ministère de l’Agriculture et des Forêts. Le rassemblement vise donc à transformer une frustration économique individuelle en une pression politique collective.

Analyse : un cycle de tension structurel

Ce conflit révèle une tension récurrente dans la filière agricole serbe. Le sentiment d’être « racketé » chaque année, comme l’évoque Mileta Pilčević, suggère un déséquilibre profond dans la chaîne de valeur. Les producteurs primaires se retrouvent en position de faiblesse face aux détenteurs de chambres froides et aux décisions administratives.

Analyse : un cycle de tension structurel
Photo: Danas

Historiquement, les crises liées au prix des framboises en Serbie suivent un schéma cyclique : une chute des prix d’achat en début de saison, suivie de protestations d’agriculteurs, et parfois l’intervention de l’État pour stabiliser le marché ou proposer des subventions. Cependant, les producteurs de l’association Vilamet rejettent désormais ces solutions temporaires, réclamant une reconnaissance durable de la valeur de leur production.

Si la manifestation du 7 juillet parvient à mobiliser un nombre important de producteurs, elle pourrait forcer la municipalité d’Arilje ou les autorités nationales à renégocier les prix d’achat pour éviter un blocage de la récolte. L’enjeu est double : la survie économique des exploitations familiales et la stabilité de l’approvisionnement pour les transformateurs.

L’issue de ce mouvement dépendra de la capacité des autorités à proposer un prix qui couvre les coûts de production croissants, tout en maintenant la compétitivité des framboises serbes sur le marché international. Sans un accord rapide, le risque est de voir une partie des producteurs abandonner la culture, fragilisant ainsi l’un des piliers économiques de la région d’Arilje.

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