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Pronoms : Ex-agent carcéral renvoyé pour refus d’usage

Un agent pénitentiaire renvoyé pour refus d’utiliser les pronoms préférés des détenus transgenres

EDINBURGH, Écosse – Un agent pénitentiaire en formation a été renvoyé de son poste après avoir refusé d’utiliser les pronoms choisis par des détenus transgenres, a révélé un tribunal du travail à Édimbourg. David Toshack, 51 ans, a intenté une action en justice contre GEOAmey, l’entreprise de sécurité qui l’employait, alléguant qu’il a été licencié en raison de ses convictions personnelles.

L’affaire, qui soulève des questions importantes sur la liberté d’expression et les politiques d’inclusion dans le système pénitentiaire, a débuté cette semaine devant le juge Amanda Jones.

Selon les témoignages recueillis, Toshack a exprimé son désaccord lors d’une formation sur l’utilisation des pronoms le 7 janvier 2025. Il aurait déclaré qu’il n’utiliserait que les pronoms basés sur le sexe biologique. Suite à cet échange, il a été invité à quitter la salle.

Christopher Hutton, un instructeur de GEOAmey, a témoigné que Toshack semblait “en colère” et “agité” après la confrontation. “Son visage était un peu rouge”, a-t-il déclaré au tribunal.

Hutton a également souligné l’importance de la politique de GEOAmey concernant l’utilisation des pronoms dans les dossiers des détenus, citant un incident où un agent a été agressé par un détenu transgenre après que ce dernier ait découvert que ses documents l’identifiaient avec le pronom masculin. “Le détenu a vu ça… et a agressé l’agent”, a-t-il témoigné. “Je comprends que M. Toshack ait ses convictions personnelles, mais il doit suivre la politique de l’entreprise.”

Un autre employé de GEOAmey, identifiée sous le nom de Ms Ross, a affirmé que Toshack était devenu “assez véhément” pendant la formation. Elle a également évoqué le cas de Tiffany Scott, une détenue transgenre décédée en mars 2024, qu’elle a décrite comme une personne “notoire” nécessitant une surveillance constante en raison de ses tendances à l’automutilation.

GEOAmey soutient que le renvoi de Toshack n’était pas lié à ses convictions personnelles, mais à son refus de se conformer à la politique de l’entreprise, ce qui, selon eux, mettait en danger la sécurité du personnel pénitentiaire et des détenus.

Cette affaire intervient dans un contexte de débats croissants sur les droits des personnes transgenres et les obligations des employeurs en matière d’inclusion. En France, la loi du 22 mai 2013 relative à l’égalité des droits et des chances, à la participation et à la lutte contre les discriminations, interdit toute discrimination fondée sur l’identité de genre.

Selon une étude récente de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), la population carcérale transgenre est en augmentation en Europe, soulignant la nécessité de politiques adaptées et de formations spécifiques pour le personnel pénitentiaire.

Le tribunal du travail d’Édimbourg doit se prononcer sur l’affaire dans les prochains jours. L’issue de cette affaire pourrait avoir des implications importantes pour les politiques d’emploi dans le secteur de la sécurité et pour la protection des droits des personnes transgenres dans les établissements pénitentiaires.

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube expliquant les droits des personnes transgenres ou d’un post Instagram d’une association de défense des droits des personnes LGBTQ+].

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