Pétrole : les cours reculent après avoir grimpé face aux tensions au Moyen-Orient

Les cours du pétrole brut mondial ont fluctué de manière marquée au cours de la première quinzaine d’octobre 2026, oscillant entre des craintes d’approvisionnement liées à des attaques au Moyen-Orient et des pressions à la baisse exercées par les États-Unis, selon des rapports publiés en octobre 2026.

La volatilité des marchés pétroliers face aux tensions géopolitiques

Les cours du pétrole brut ont enregistré des variations notables sur les marchés internationaux au cours de la deuxième semaine d’octobre 2026. L’évolution des prix reflète une tension persistante entre les risques pesant sur l’approvisionnement au Moyen-Orient et des annonces de libération de stocks stratégiques.

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Dans les échanges du 12 octobre 2026, les cours mondiaux ont progressé de près de 2 %, stimulés par des craintes concernant la sécurité des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, d’après les informations rapportées par Ejan. Quelques jours plus tard, le 16 octobre 2026, le brut léger américain WTI s’établissait à 101,41 dollars le baril, en hausse de 3,44 dollars, tandis que le Brent atteignait 109,86 dollars le baril, progressant de 3,94 dollars, d’après les données de la société Thaioil.

Cependant, le marché a connu des mouvements inverses par la suite. Les prix mondiaux ont amorcé un repli lors de séances ultérieures, les investisseurs restant attentifs à l’évolution de la situation régionale. Le contrat sur le WTI pour livraison en novembre a reculé de 0,86 dollar pour s’établir à 102,80 dollars le baril, et le Brent de décembre a cédé 2,73 dollars pour finir à 106,82 dollars le baril, selon les indications recueillies par Ryt9.

Pétrole : les cours reculent après avoir grimpé face aux tensions au Moyen-Orient
Photo : ประชาชาติธุรกิจ

Les attaques au Moyen-Orient et l’impact sur les infrastructures énergétiques

La nervosité des marchés trouve son origine dans une série d’attaques ciblées contre des infrastructures pétrolières et des voies de transport maritime vitales. Les tensions géopolitiques se sont intensifiées après des actions armées menées par les rebelles houthis au Yémen.

Les assauts ont notamment visé l’aéroport international King Khalid à Riyad, ainsi que des installations de la compagnie saoudienne Aramco à Yanbu et le champ pétrolier de Shaybah, d’après les éléments diffusés par Ryt9. À Yanbu, port et centre d’exportation d’hydrocarbures situé sur la mer Rouge, une tentative de frappe par missile a été interceptée par la coalition menée par l’Arabie saoudite, selon le suivi d’analyse de la compagnie Thaioil.

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La sécurité du transport maritime dans le détroit d’Ormuz est également au cœur des inquiétudes. La société de suivi maritime Kpler a recensé au moins 18 navires attaqués dans le détroit d’Ormuz sur une période de deux semaines, incluant des incidents au large d’Oman, d’après les précisions rapportées par Ryt9.

Les États-Unis activent des mesures d'atténuation

Pour contrer ces tensions sur l’offre, le département de l’Énergie des États-Unis a enclenché des mesures d’atténuation.

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Répercussions économiques en Thaïlande et surveillance des autorités

Pour la Thaïlande, pays fortement dépendant de ses importations d’hydrocarbures bruts, la fluctuation des cours mondiaux et l’augmentation des coûts de transport exercent une pression directe sur les charges d’approvisionnement et sur les tarifs applicables à la pompe, d’après l’analyse économique de l’agence Ejan.

Les prix au détail ne s’ajustent pas instantanément aux soubresauts boursiers, car ils dépendent également du taux de change, de la fiscalité et des interventions du Fonds de régulation du secteur pétrolier. Le 1er octobre 2026, le comité de gestion de ce fonds avait relevé les tarifs de détail de tous les carburants de 0,75 bahts par litre, en invoquant les incertitudes géopolitiques, d’après le rappel des faits de l’agence Ejan.

Prix du pétrole, rapatriement depuis le Moyen-Orient… Roland Lescure dans le "8h30 franceinfo"

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