Hausse des prix du pétrole après des attaques iraniennes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient
DUBAI, Émirats arabes unis – Les prix du pétrole ont bondi jeudi, atteignant une hausse de 3 %, après que l’Iran a attaqué plusieurs installations énergétiques dans toute la région du Moyen-Orient en représailles à une frappe contre son champ gazier de South Pars. Cette escalade marque une nouvelle étape dans le conflit entre Téhéran et les États-Unis, ainsi qu’Israël.
Les contrats à terme de Brent ont augmenté de 3,69 $, soit 3,44 %, pour atteindre 111,07 $ le baril au 0142 GMT. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a quant à lui progressé de 2,29 $, soit 2,38 %, à 98,61 $.
Mercredi, Brent avait déjà clôturé en hausse de 3,8 %, tandis que le WTI avait terminé à un niveau quasi stable. L’écart entre les prix du WTI et du Brent, le plus important depuis 11 ans, s’explique par les ventes des réserves stratégiques américaines et la hausse des coûts de transport. Les nouvelles attaques contre les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient soutiennent désormais davantage les prix du Brent.
QatarEnergy a déclaré que les attaques de missiles iraniens contre Ras Laffan, le principal centre de traitement du gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, avaient causé des « dommages importants ». Les Émirats arabes unis ont également interrompu certaines opérations énergétiques suite à des incidents survenus dans les installations gazières de Habshan et sur le champ pétrolier de Bab, provoqués par des débris de missiles interceptés.
L’Arabie saoudite a affirmé avoir intercepté et détruit quatre missiles balistiques lancés vers Riyad mercredi, ainsi qu’une tentative d’attaque de drone contre une installation gazière.
Avant ses attaques, l’Iran avait émis des avertissements d’évacuation pour plusieurs installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, en préparation de sa riposte aux frappes contre ses propres infrastructures énergétiques à South Pars et Asaluyeh.
South Pars est la partie iranienne du plus grand gisement de gaz naturel au monde, partagé avec le Qatar, allié des États-Unis.
Selon Tina Teng, stratège de marché chez Moomoo ANZ, les prix du pétrole devraient rester soutenus, car les nouvelles frappes iraniennes contre les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient aggravent les tensions régionales, sans signe de désescalade ou de réouverture imminente du détroit d’Ormuz.
Des sources rapportent que l’administration du président américain Donald Trump envisage de déployer des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient, alors que les États-Unis se préparent aux prochaines étapes de leur campagne contre l’Iran. Les options envisagées incluent la sécurisation du passage des pétroliers à travers le détroit d’Ormuz, principalement par des forces aériennes et navales, mais pourraient également impliquer le déploiement de troupes terrestres.
