La guerre en Iran fait flamber les prix du pétrole, les marchés boursiers plongent
PARIS – Malgré une libération record de réserves stratégiques, les prix du pétrole ont franchi à nouveau la barre des 100 dollars le baril jeudi, tandis que les marchés boursiers mondiaux subissaient une forte pression. Les tensions persistantes au Moyen-Orient, exacerbées par les tentatives de l’Iran de perturber les approvisionnements énergétiques, éclipsent les efforts déployés pour stabiliser les marchés.
L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a annoncé mercredi la libération de 400 millions de barils de pétrole de ses réserves, une mesure sans précédent. Les États-Unis s’engagent à libérer 172 millions de barils de leur Réserve Stratégique de Pétrole. Cependant, ces annonces n’ont pas suffi à calmer les inquiétudes des investisseurs.
Le prix du brut de référence Brent, standard international, a augmenté de 5,3% pour atteindre environ 97 dollars le baril jeudi, après avoir culminé à 100,50 dollars la veille.
Les marchés asiatiques ont ouvert la voie à la baisse, clôturant en territoire négatif. Cette tendance s’est confirmée en Europe, avec des pertes enregistrées sur les principales places boursières. Le DAX allemand a perdu 0,4% pour atteindre 23 533,60 points, tandis que le CAC 40 à Paris a reculé de 0,7% à 7 982,64 points. Londres a également subi des pertes, avec une baisse de 0,7% pour le FTSE 100, qui a clôturé à 10 285,91 points.
En Asie, Tokyo a perdu 1% (Nikkei 225 à 54 452,96), Séoul 0,5% (Kospi à 5 583,25), Hong Kong 0,7% (Hang Seng à 25 716,76), Shanghai 0,1% (Composite à 4 129,10) et Sydney 1,3% (S&P/ASX 200 à 8 629,00).
Les investisseurs restent sceptiques quant à la possibilité d’une résolution rapide du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, malgré les assurances répétées du président Trump. L’action de Téhéran, qui continue de menacer les approvisionnements énergétiques, démontre sa capacité à déstabiliser l’économie mondiale.
Cette situation souligne la vulnérabilité des marchés énergétiques face aux tensions géopolitiques et la nécessité d’une diversification des sources d’approvisionnement. L’AIE espère que cette libération de réserves permettra d’atténuer l’impact de la crise sur les consommateurs et les entreprises.
