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Pérou : José Jeri destitué de la présidence

Pérou : Le Congrès destitue le président intérimaire José Jeri, plongeant le pays dans une nouvelle crise politique

LIMA, Pérou – Le Congrès péruvien a destitué mardi José Jeri de son poste de président intérimaire, marquant la septième fois en dix ans que le pays change de chef d’État, souvent en raison d’accusations de corruption. Cette décision intervient à un moment critique pour le Pérou, déjà confronté à une flambée de la criminalité et à l’approche d’élections générales en avril.

Jeri, 39 ans, était accusé d’irrégularités dans le recrutement de plusieurs femmes au sein de son gouvernement et de liens suspects avec un homme d’affaires chinois. Les procureurs avaient ouvert une enquête la semaine dernière pour déterminer si le président avait exercé une influence indue lors de ces nominations. Jeri a nié toute implication dans ces affaires.

L’impeachment de Jeri, qui avait pris ses fonctions en octobre dernier après la destitution de Dina Boluarte, survient alors que plus de 30 candidats se préparent à se disputer la présidence lors des élections du 12 avril. Rafael Lopez Aliaga, candidat du parti de droite Popular Renewal, en tête des sondages, avait été l’un des plus fervents défenseurs de la destitution de Jeri.

“Il sera difficile de trouver un remplaçant doté d’une légitimité politique dans le Congrès actuel, compte tenu des preuves de médiocrité et des fortes suspicions de corruption généralisée”, a déclaré l’analyste politique Augusto Alvarez à l’AFP avant le vote.

Le Congrès doit maintenant élire un nouveau président, qui assumera automatiquement les fonctions de président intérimaire jusqu’en juillet, date à laquelle le nouveau président élu prendra ses fonctions. Jeri, qui était à l’époque le chef du Parlement péruvien, avait été nommé pour achever le mandat de Boluarte, mais la Constitution l’empêche de se présenter à l’élection présidentielle.

L’affaire a pris de l’ampleur suite aux révélations de l’émission d’investigation télévisée Cuarto Poder, qui a mis en lumière l’embauche présumée irrégulière de cinq, voire neuf selon les procureurs, femmes après des rencontres avec Jeri. Une enquête est également en cours concernant des allégations de “sponsoring illégal d’intérêts” suite à une réunion secrète avec un homme d’affaires chinois ayant des liens commerciaux avec le gouvernement.

Cette nouvelle crise politique s’ajoute aux défis considérables auxquels le Pérou est confronté. Le pays est en proie à une vague d’extorsion qui a déjà coûté la vie à des dizaines de personnes, notamment des chauffeurs de bus. Selon les chiffres officiels, le nombre de cas d’extorsion signalés a plus que décuplé en deux ans, passant de 2 396 en 2023 à plus de 25 000 en 2025.

La succession rapide de présidents au Pérou depuis 2016 – plusieurs ayant été destitués, mis en examen ou condamnés pour des actes répréhensibles – témoigne d’une instabilité politique chronique et d’une crise de confiance envers les institutions. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité du pays à relever les défis économiques et sociaux auxquels il est confronté.

[Intégration potentielle d’un tweet pertinent sur la situation au Pérou, par exemple d’un journaliste sur place ou d’une organisation de défense des droits de l’homme. Exemple : “🚨🇵🇪 Le Pérou vit une nouvelle crise politique avec l’impeachment du président Jeri. L’instabilité politique menace la démocratie et la sécurité du pays. #Pérou #CrisePolitique”]

[Intégration potentielle d’une courte vidéo YouTube expliquant le contexte politique péruvien et les causes de l’instabilité.]

Source : NDTV (non édité par le personnel de NDTV, publié à partir d’un flux syndiqué).

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