Dix-sept personnes ont été tuées et 73 autres blessées dans un attentat suicide perpétré le 18 septembre 2026 lors de la prière du vendredi dans une mosquée située à l’intérieur d’un complexe de la police à Kohat, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du Pakistan, selon des responsables officiels.
Un attentat suicide dévaste une mosquée au cœur de la police à Kohat
L’attaque s’est produite vers 13h15 heure locale, au moment exact où la grande prière du vendredi rassemblait de nombreux fidèles dans l’enceinte de l’ancien quartier général de la police de Kohat, une ville située dans la province frontalière de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du Pakistan. D’après les informations initiales communiquées par le chef de la police de la province, Zulfiqar Hamid, le bilan s’établit à 17 morts, dont cinq fonctionnaires de police, et 73 blessés.
Le directeur médical de l’hôpital du district de Kohat, le docteur Tahir Ali Shah, a confirmé l’aggravation du bilan à l’agence de presse officielle pakistanaise. Parmi les 73 personnes prises en charge au sein de l’établissement hospitalier, 15 ont été jugées dans un état critique et ont dû être transférées en urgence vers la ville de Peshawar pour y recevoir des soins spécialisés.
Une voiture piégée et des échanges de tirs armés au complexe de la police
Le mode opératoire de l’attaque combine un attentat à la voiture piégée et une tentative d’infiltration armée. Selon les précisions fournies par le commandant de la police provinciale, une voiture bourrée d’explosifs a percuté le complexe de l’ancien quartier général, provoquant l’effondrement partiel et des dégâts majeurs au sein de la mosquée où s’est déroulé le drame.
Le porte-parole de la police régionale a indiqué qu’un commando d’environ sept hommes armés avait tenté de s’infiltrer dans l’enceinte policière juste après la déflagration. Les forces de l’ordre et le département de la lutte contre le terrorisme ont immédiatement riposté, engageant des échanges de tirs nourris avec les assaillants. Selon le même porte-parole, six des assaillants, incluant un kamikaze et un tireur embusqué, ont péri dans les affrontements alors que les opérations de ratissage et de sécurisation du site touchaient à leur fin.
Le porte-parole des services de secours, Bilal Ahmed Faizi, a souligné la violence de l’explosion survenue en pleine prière collective, tandis que les équipes de secours, les effectifs de la police et les habitants des environs se sont mobilisés pour évacuer les victimes vers les hôpitaux de proximité. Suite à ces événements, la route reliant Hangu à Kohat a été fermée à toute circulation.
Revendications et condamnations officielles au sommet de l’État
Aucune organisation n’a revendiqué l’attentat de manière immédiate. Toutefois, le groupe armé Tehrik-e-Taliban Pakistan (mouvement des talibans pakistanais), qui rassemble plusieurs factions islamistes sunnites armées, a publié un communiqué officiel pour nier toute implication dans l’attaque du vendredi. La province de Khyber Pakhtunkhwa enregistre une recrudescence notable des actions menées par des insurgés islamistes luttant contre le gouvernement fédéral.
Face à ce drame, le président pakistanais Asif Ali Zardari a exprimé ses vœux de prompt rétablissement aux blessés à travers un communiqué officiel, tandis que le Premier ministre Muhammad Shehbaz Sharif a condamné l’attaque avec la plus grande fermeté. De son côté, le président de l’Assemblée nationale pakistanaise, Sardar Ayaz Sadiq, a qualifié le ciblage de fidèles et de policiers en plein office religieux d’acte lâche, appelant à une réponse ferme, rapide et strictement conforme à la loi à l’encontre des auteurs de ce carnage.
Ces violences s’inscrivent dans un contexte d’intensification des attaques visant spécifiquement les forces de sécurité et l’armée dans les zones frontalières du pays. Islamabad accuse régulièrement des groupes armés d’exploiter des bases situées en Afghanistan pour planifier et entraîner des commandos en territoire pakistanais, un argument rejeté par les autorités talibanes afghanes qui estiment que cette insécurité relève d’une problématique intérieure propre au Pakistan.
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