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OpenAI-Pentagon : Accord IA après décision Trump contre Anthropic

OpenAI scelle un accord avec le Pentagone après l’exclusion d’Anthropic par Trump

WASHINGTON – OpenAI a annoncé samedi un accord avec le département de la Défense américaine (DoD), quelques heures seulement après que le président Donald Trump ait ordonné aux agences fédérales de cesser d’utiliser les technologies d’Anthropic, son rival. L’accord intervient dans un contexte de tensions croissantes concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans les opérations militaires et de surveillance.

Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a défendu publiquement ce nouveau partenariat, expliquant que l’entreprise s’engage à respecter des principes clés en matière de sécurité de l’IA, notamment l’interdiction de la surveillance de masse sur le territoire américain et la responsabilité humaine dans l’utilisation de la force, y compris pour les systèmes d’armes autonomes. Selon Altman, le DoD partage ces principes et les a intégrés dans l’accord.

"La sécurité de l’IA et la diffusion généralisée de ses bénéfices sont au cœur de notre mission", a déclaré Altman sur le réseau social X, répondant aux questions concernant le déploiement des modèles d’IA d’OpenAI sur le réseau classifié du DoD.

L’accord d’OpenAI fait suite à une décision de Trump de désigner Anthropic comme un "risque pour la chaîne d’approvisionnement de la sécurité nationale", ordonnant aux agences fédérales de mettre fin à l’utilisation de ses technologies dans un délai de six mois. Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a justifié cette décision en affirmant qu’Anthropic représentait une menace pour la sécurité nationale.

Le différend avec Anthropic remonte à des désaccords sur les conditions d’utilisation de son IA par le DoD. Dario Amodei, PDG d’Anthropic, avait refusé de permettre l’utilisation de son modèle d’IA, Claude, pour "toutes les fins légales", craignant une utilisation potentielle pour la surveillance de masse et le développement d’armes entièrement autonomes.

Altman a souligné qu’OpenAI et Anthropic avaient adopté des approches différentes dans leurs négociations avec le DoD. "Anthropic semblait plus concentrée sur des interdictions spécifiques dans le contrat, plutôt que sur le respect des lois applicables, ce qui nous a semblé acceptable", a-t-il expliqué. Il a également suggéré qu’Anthropic aurait pu souhaiter un contrôle opérationnel plus important que celui qu’OpenAI était disposée à accorder.

L’accord d’OpenAI intervient également après une période d’investissements massifs dans l’entreprise, notamment un financement de 110 milliards de dollars provenant d’Amazon, de Nvidia et de SoftBank.

Altman a reconnu qu’il existait un risque que le gouvernement fédéral tente de nationaliser OpenAI ou d’autres entreprises de développement de l’IA à l’avenir, mais a estimé que ce scénario n’était pas "très probable" pour le moment. Il a toutefois souligné l’importance d’un partenariat étroit entre les gouvernements et les entreprises du secteur de l’IA.

L’un des aspects les plus difficiles à concilier dans l’accord, selon Altman, concernait la question de la surveillance non nationale. "J’ai accepté que l’armée américaine effectue une certaine surveillance sur les étrangers, et je sais que les gouvernements étrangers essaient de le faire envers nous, mais je n’aime toujours pas ça", a-t-il déclaré. "Je pense qu’il est très important que la société réfléchisse aux conséquences de cela."

Anthropic avait précédemment déclaré que la désignation de l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement par Hegseth faisait suite à des mois de négociations qui avaient atteint une impasse en raison de deux exceptions demandées par Anthropic concernant l’utilisation légale de son modèle d’IA.

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