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OMS déclare fin de l’épidémie de hantavirus à bord du MV Hondius

by Camille Laurent - Santé
Le bilan final du MV Hondius : 13 cas et une traque mondiale

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 2 juillet 2026 que l’épidémie de hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius était officiellement terminée. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a confirmé que le dernier contact surveillé a terminé sa quarantaine et a été testé négatif, clôturant un incident ayant causé 13 cas et trois décès.

Le bilan final du MV Hondius : 13 cas et une traque mondiale

Le bilan final du MV Hondius : 13 cas et une traque mondiale
L’alerte sanitaire mondiale s’est refermée après des mois de surveillance intense. Selon les données fournies par l’OMS, l’épidémie a totalisé 12 infections confirmées et un cas probable. Trois personnes ont perdu la vie. L’opération de traçage a été l’une des plus vastes jamais menées pour un navire de croisière. Les autorités sanitaires de 33 pays et territoires ont dû identifier et suivre plus de 650 contacts potentiels. Le risque pour la population générale est resté faible, et aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 25 mai 2026. L’origine exacte de la contamination demeure toutefois floue. L’hypothèse de travail suggère qu’un passager a contracté le virus sur terre en Argentine avant d’embarquer. Cependant, Blueprint rapporte que des investigations environnementales menées dans une province argentine n’ont pas permis de détecter de rongeurs infectés, laissant planer un mystère sur le point de départ précis de l’infection.

La menace spécifique du virus Andes et les défis du confinement

La menace spécifique du virus Andes et les défis du confinement
Photo: Forbes
L’inquiétude des experts reposait sur la nature même du pathogène : la souche Andes. Contrairement aux autres hantavirus, généralement transmis par l’inhalation de particules provenant de rongeurs, la souche Andes est la seule connue pour se transmettre directement d’humain à humain. Cette caractéristique a transformé un incident localisé en un cauchemar logistique. Les passagers, dispersés dans le monde entier, ont été soumis à des quarantaines pouvant aller jusqu’à 42 jours, la période d’incubation reconnue pour ce virus. Le processus n’a pas été sans heurts, notamment pour les ressortissants américains. Forbes a relayé le témoignage d’Angela Perryman, 47 ans, qui s’est sentie traitée comme une otage dans un centre de quarantaine qu’elle a décrit comme une prison. « Je ne pense pas qu’il y ait eu un seul jour depuis mon arrivée où je n’ai pas pleuré. » Angela Perryman, passager du MV Hondius Le cas de Perryman illustre un conflit de juridiction : alors que le CDC exigeait une surveillance 24h/24 par un agent de santé publique pour son retour à domicile, le chirurgien général de Floride a estimé qu’une telle supervision n’était pas nécessaire, préconisant un accord de quarantaine volontaire.

Une réponse internationale coordonnée et des mesures d’exception

Une réponse internationale coordonnée et des mesures d'exception
Photo: World Health Organization (WHO)
La gestion de la crise a nécessité une coopération étroite entre plusieurs nations. L’Espagne a joué un rôle central en facilitant le débarquement et le rapatriement sécurisés des passagers et de l’équipage à Tenerife. Le navire, battant pavillon néerlandais, a finalement accosté à Rotterdam le 18 mai pour subir une désinfection complète au chlore et au peroxyde. Certaines mesures ont frôlé l’exceptionnel. L’administration Trump a reportedly payé 750 000 dollars pour affréter un yacht privé afin d’évacuer une femme potentiellement exposée depuis l’île Pitcairn, un territoire britannique isolé. Par ailleurs, Fujifilm Pharmaceuticals a mis à disposition 1 400 tablettes d’un traitement expérimental, le favipiravir, pour les États membres de l’Union européenne, bien que ce médicament n’ait pas été approuvé par l’Agence européenne des médicaments.

L’OMS pivote vers d’autres urgences : Ebola et Venezuela

L'OMS pivote vers d'autres urgences : Ebola et Venezuela
Photo: UN News
Si le dossier Hondius est clos, l’OMS reste mobilisée sur d’autres fronts critiques. Le directeur général a dressé un portrait sombre de la situation en République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie d’Ebola s’intensifie.
Indicateur Ebola (RDC) Valeur vérifiée
Cas confirmés (au 2 juillet 2026) 1 406
Décès enregistrés 438
Moyenne quotidienne (14 derniers jours) 38 nouveaux cas
Capacité hospitalière 650 lits (96 % d’occupation)
La réponse en RDC s’est intensifiée avec l’ouverture de 10 laboratoires communautaires et le lancement d’un essai clinique évaluant l’anticorps monoclonal MBP134 et le remdesivir. Cependant, UN News souligne que la méfiance et la violence entravent les progrès : un centre de traitement dans la province de l’Ituri a été incendié cette semaine, entraînant la mort de deux personnes. Parallèlement, l’OMS a décaissé 1,5 million de dollars de son Fonds d’urgence pour soutenir le Venezuela, frappé par un double séisme ayant fait plus de 2 300 morts et laissé près de 16 000 personnes sans abri.

L’après-crise : Vers un vaccin contre le hantavirus

L’absence de traitement antiviral spécifique et de vaccin approuvé pour le syndrome pulmonaire à hantavirus rend chaque épidémie potentiellement fatale. C’est pourquoi l’OMS ne considère pas la fin de l’épidémie du MV Hondius comme un point final, mais comme un point de départ pour la recherche. « Nous coordonnons également une étude impliquant 21 pays pour comprendre comment la maladie se développe, ce qui soutiendra le développement de diagnostics, de thérapies et de vaccins pour les futures épidémies. » Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS Cette initiative vise à transformer les leçons tirées de la souche Andes en outils de prévention concrets. L’objectif est d’éviter que la prochaine transmission interhumaine ne déclenche une panique internationale similaire. En attendant, la vigilance reste de mise dans les zones endémiques d’Amérique du Sud. Note : Pour toute question relative aux symptômes ou aux risques d’exposition, veuillez consulter votre professionnel de santé.

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