L’ancien joueur d’Anderlecht Olivier Deschacht est revenu le 13 octobre 2026 sur la polémique née de ses propos critiques envers le football féminin dans le podcast Ongefilterd, admettant qu’il aurait pu mieux formuler sa pensée tout en maintenant son sentiment personnel sur le produit télévisuel.
La tempête médiatique autour du football féminin belge a connu un nouvel épisode le 13 octobre 2026. L’ancien défenseur international Olivier Deschacht, ciblé par de vives critiques après avoir déclaré dans le podcast Ongefilterd qu’il ne peut pas regarder cette discipline, a tenu à nuancer sa position sans pour autant battre totalement en retraite. L’ancien footballeur a reconnu qu’il aurait pu employer d’autres termes pour exprimer son opinion, expliquant qu’il aurait mieux valu dire qu’il n’y a pas d’intérêt de sa part, plutôt que d’utiliser une formule perçue comme péjorative.
La réaction des joueuses d’OH Louvain face aux critiques
La polémique a éclaté début octobre 2026 au moment où l’équipe d’OH Louvain s’apprêtait à disputer la Ligue des champions. Sur la pelouse du Paris Saint-Germain, le club louvaniste s’est lourdement incliné sur le score de 5 à 0 le 1er octobre 2026, tout en devant composer avec l’agitation médiatique générée par les déclarations de l’ancien Diable Rouge. La technicienne d’OHL Ster Habibzadeh a regretté des propos prononcés en pleine phase de croissance pour le sport féminin, soulignant le travail quotidien accompli par ses athlètes.

Ster Habibzadeh a déclaré sur Sudinfo : « Tout le monde ne doit pas nécessairement regarder le football féminin, mais nous devons en parler avec respect. Nos joueuses s’entraînent énormément chaque jour, tout comme les joueurs. Nous avons besoin de gens et de bras pour propulser le football féminin vers le haut, pas pour le rabaisser. »
Débat sur le rythme du jeu et comparaisons sportives
Dans l’émission diffusée le 13 octobre 2026, l’ancien joueur de l’équipe nationale a persisté sur le plan purement sportif, comparant son désintérêt pour le football féminin à son aversion pour la Formule 1 ou à certains matches du championnat masculin qu’il juge peu captivants. L’intervenant a insisté sur le fait que les joueuses s’entraînent ardemment, parfois davantage que les hommes, mais que le produit télévisuel ne retient pas son attention.
Radja Nainggolan a pris part aux discussions en estimant que la comparaison avec le football masculin demeure inévitable puisque les dimensions du terrain, les cages et la durée des matches sont strictement identiques. L’ancien international a affirmé que le jeu se déroule à un rythme sensiblement plus lent, expliquant selon lui l’écart de financement par les sponsors.
Radja Nainggolan a indiqué via DHnet : « Il faut absolument faire la comparaison avec le football masculin. Les buts font la même taille, les distances sont les mêmes et les matchs durent aussi longtemps. C’est juste que le jeu est beaucoup plus lent. Pourquoi pensez-vous que les sponsors ne soutiennent que le football masculin ? Parce que ce n’est tout simplement pas assez attrayant pour justifier des investissements. Vous n’avez pas envie de regarder ça ? Alors ne le regardez pas. Je ne comprends pas tout ce tapage. »

Propositions d’ajustements structurels et critique des médias
Pour rendre la discipline plus attractive, les intervenants du podcast ont suggéré d’introduire des modifications comparables à celles en vigueur dans d’autres sports. Olivier Deschacht a rappelé que le volley-ball féminin se joue avec un filet plus bas et le basket-ball avec un ballon réduit, ouvrant la réflexion sur une éventuelle diminution de la taille du terrain de football. Stijn Stijnen a abondé dans ce sens, tout en orientant une partie de ses critiques vers les médias et les annonceurs.
L’organisme bancaire ING avait notamment réagi dès le début du mois d’octobre 2026 en invitant publiquement l’ancien défenseur et sa fille à assister à la rencontre internationale entre la Belgique et la Pologne programmée le 9 octobre 2026 au stade Den Dreef de Louvain, afin de leur faire découvrir de plus près la progression de la sélection féminine. La banque a ainsi opté pour une démarche axée sur la promotion directe des Red Flames.

Stijn Stijnen a cependant vivement reproché à certains observateurs médiatiques et institutions de s’être saisis de la polémique pour s’exposer publiquement, affirmant que le volume des réactions indignées contrastait fortement avec la fréquentation réelle des tribunes lors des matches officiels du championnat féminin.
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