Percée scientifique : Une protéine pourrait débloquer de nouvelles voies pour lutter contre l’obésité
Barcelone, Espagne – Des chercheurs de l’Université de Barcelone ont identifié une protéine, la neuritine humaine-1, qui pourrait jouer un rôle crucial dans l’activation du tissu adipeux brun, une graisse bénéfique pour la santé métabolique. Les résultats, publiés récemment, ouvrent des perspectives prometteuses pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre l’obésité et les maladies métaboliques associées.
L’étude, menée sur des modèles animaux, a démontré que la neuritine humaine-1 influence positivement la régulation du métabolisme énergétique, la glycémie et l’inflammation du foie. En activant le tissu adipeux brun, cette protéine semble stimuler la combustion des calories et améliorer la sensibilité à l’insuline.
“Même si la neuritine humaine-1 démontrait ces actions,sa complexité structurelle rendrait sa commercialisation sous forme injectable difficile,” explique le Dr.Cereijo, chercheur principal de l’étude. “L’étape suivante consiste à comprendre précisément son mécanisme d’action au niveau cellulaire et à concevoir un médicament capable de reproduire ses effets bénéfiques.”
Le Dr. jonatan R. Ruiz, directeur de l’Institut Universitaire des Sports et de la Santé de l’Université de Grenade, a salué la solidité des résultats, les qualifiant de “point de départ” pour de futures recherches.
Comprendre le tissu adipeux brun : un allié méconnu
Contrairement au tissu adipeux blanc, qui stocke l’énergie, le tissu adipeux brun brûle des calories pour produire de la chaleur. Présent en plus grande quantité chez les nourrissons, il diminue avec l’âge, mais peut être réactivé par certains stimuli, comme le froid ou l’exercice physique. L’activation du tissu adipeux brun est donc devenue une cible thérapeutique prometteuse pour lutter contre l’obésité.Les défis de la recherche et l’avenir des traitements
Bien que les résultats soient encourageants,les chercheurs soulignent qu’il reste à déterminer si la neuritine humaine-1 aura le même effet chez l’homme. des études cliniques seront nécessaires pour évaluer l’efficacité et la sécurité de cette approche thérapeutique.
L’étude a bénéficié du soutien financier de plusieurs institutions de recherche, dont le CISR Barcelone, ainsi que de collaborations internationales avec des équipes de France, de Suède et des États-Unis.
Cette découverte représente une avancée significative dans la compréhension des mécanismes régulant le métabolisme énergétique et pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour prévenir et traiter l’obésité, une maladie chronique en constante augmentation à l’échelle mondiale. La recherche continue d’explorer des pistes innovantes pour activer le tissu adipeux brun et exploiter son potentiel thérapeutique.
