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Neurones artificiels : l’UMass crée des interfaces directes avec les cellules vivantes

by Louis Girard - Tech

Neurone Artificiel Révolutionnaire : L’Énergie Biologique au Cœur de l’Innovation

Amherst, Massachusetts – Des chercheurs de l’Université du Massachusetts Amherst ont franchi une étape majeure dans le développement de neurones artificiels écoénergétiques, en exploitant le potentiel insoupçonné d’une bactérie. La clé de cette avancée réside dans l’utilisation de nanofils de protéines issus de Géobacter sulfurreducens, une bactérie capable de produire de l’électricité.

Ces nanofils, intégrés dans un composant appelé memristor, ouvrent la voie à une nouvelle génération de dispositifs électroniques plus durables et moins gourmands en énergie. L’équipe dirigée par Yao a déjà exploré les applications de ces nanofils dans divers projets, allant de la production d’énergie à partir de la sueur humaine, via un biofilm innovant, à la création d’un “nez électronique” capable de détecter des maladies.

Au-delà de ces applications immédiates, les recherches se poursuivent sur la récolte d’énergie directement à partir de l’air, une perspective prometteuse pour l’alimentation de petits appareils électroniques de manière autonome et respectueuse de l’environnement.

Cette découverte représente un tournant potentiel dans le domaine de l’électronique, en s’éloignant des matériaux traditionnels et en embrassant la puissance de la biologie pour créer des technologies plus durables. L’utilisation de micro-organismes pour alimenter et améliorer les dispositifs électroniques pourrait bien marquer le début d’une véritable révolution verte dans le secteur.

Les memristors,en tant que composants clés de cette innovation,sont des résistances à mémoire,capables de se souvenir de leur historique de courant électrique. Cette propriété les rend particulièrement adaptés à la simulation du comportement des synapses dans le cerveau humain, ouvrant des perspectives fascinantes pour le développement d’ordinateurs neuromorphiques, plus efficaces et plus proches du fonctionnement du cerveau biologique.

L’avenir de l’électronique pourrait donc bien se trouver dans le monde microscopique des bactéries, transformant notre façon de concevoir et d’alimenter nos appareils.

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