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MultiChoice : la nouvelle stratégie pour booster les revenus

Showmax 2.0 : Multichoice se recentre sur l’Afrique, Netflix et Amazon investissent massivement dans les productions locales sud-africaines

Johannesburg, Afrique du Sud – Le lancement de Showmax 2.0 s’accompagne d’une restructuration stratégique majeure pour multichoice. Le géant sud-africain des médias a mis fin à la disponibilité de son service de streaming à la demande dans des pays situés en dehors du continent africain, notamment en Australie, en Europe, en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Nord, après huit ans de présence. Cette décision marque un recentrage clair sur le marché africain, où showmax 2.0 ambitionne de devenir le leader du streaming local.

L’ancienne version de Showmax offrait aux expatriés et aux amateurs de contenu africain une alternative abordable pour accéder aux programmes de Multichoice. Cependant, le paysage du streaming a radicalement évolué, avec l’émergence de concurrents internationaux puissants.

L’Afrique, nouveau terrain de jeu des géants du streaming

Paradoxalement, alors que Showmax se replie sur l’afrique, les géants mondiaux du streaming, Netflix et Amazon Prime Video, intensifient leurs investissements dans les productions locales sud-africaines. Cette tendance témoigne du potentiel croissant du contenu africain sur la scène internationale.

Netflix a déjà connu des succès critiques et commerciaux avec des productions originales sud-africaines,comme le documentaire primé aux Oscars Mon professeur poulpe (2020). Plus récemment, la série documentaire true crime Beauté et Bester, relatant l’évasion spectaculaire de Thabo Bester, a captivé le public international et a dominé les classements de streaming au Royaume-Uni.

Cette série, produite par la société locale House Stritscope, illustre la capacité de l’Afrique du Sud à produire des contenus de haute qualité qui trouvent un écho auprès d’un public mondial. Elle représente également une concurrence directe pour Showmax, qui mise également sur les histoires de true crime sud-africaines, notamment avec son propre documentaire sur l’affaire Thabo Bester.

Investissements massifs et infrastructures locales

Netflix ne se contente pas de financer des productions locales. Le géant américain a également investi massivement dans les infrastructures de tournage en Afrique du Sud, notamment en réalisant l’adaptation en live-action de la série anime One Piece. La première saison de cette production ambitieuse a coûté 48,7 millions de dollars (environ 897 millions de rands), ce qui en fait la production la plus coûteuse de Netflix sur le continent africain.

Amazon, bien qu’ayant réduit ses ambitions de production africaine en 2024, continue de tourner des projets majeurs en Afrique du Sud, comme la série à succès La Liste des Terminaux avec Chris Pratt.

Un marché en pleine croissance

Ces investissements témoignent de la reconnaissance croissante de l’Afrique du Sud comme un hub de production cinématographique et télévisuelle de premier plan. La disponibilité de talents locaux qualifiés, des coûts de production compétitifs et des paysages variés font de l’Afrique du Sud une destination attrayante pour les productions internationales.

Le repositionnement de Showmax 2.0 et l’engagement continu des géants du streaming laissent présager une concurrence accrue et une offre de contenu toujours plus riche pour les téléspectateurs africains. L’avenir du streaming en Afrique s’annonce donc passionnant, avec un potentiel de croissance considérable pour les productions locales et une visibilité accrue pour les histoires africaines sur la scène mondiale.

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