Moscou a proposé à l'équipe de Donald Trump une "synergie politique" à la fin de 2015

Le procureur spécial chargé d'enquêter sur les ingérences "russes" lors de l'élection présidentielle de 2016 a commencé à démolir ses cartes ce vendredi 7 décembre. Robert Mueller, qui observe la plus grande discrétion depuis le début de ses enquêtes, a envoyé à la cour des documents qui risqueraient de beaucoup embarrasser la présidence.

Ces documents soutiennent la thèse de contacts étroits entre la campagne de Donald Trump, en connaissance de cause, et les autorités russes, que le milliardaire a toujours contestées, écartant toute forme de collusion. Ils soulignent également une tactique de mensonges systématiques par d'anciens parents du président qui ne peuvent nourrir des questions que dans le but de faire obstacle.

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Dans des documents remis à la justice vendredi en préparation à la condamnation de Michael Cohen, Robert Mueller rapporte de nouvelles révélations livrées par l'ancien avocat, Donald Trump. Ce dernier avait déjà plaidé coupable le 29 novembre pour avoir menti au Congrès sur les relations commerciales entre le nabab de l'immobilier et la Russie. Il a d'abord affirmé qu'un projet de construction de tours à Moscou avait été abandonné au début de 2016, avant que Donald Trump ne l'emporte dans le camp des républicains, et que les proches de Vladimir Poutine lui aient demandé de ne pas lui répondre.

"Synergie politique"

Il est revenu à cette version en s'assurant que les discussions s'étaient poursuivies jusqu'en juin 2016, après la nomination de Donald Trump en tant que candidat républicain à l'élection présidentielle. Il a ajouté qu'il avait maintenu des contacts avec des responsables russes à la demande de son client, au point qu'une rencontre entre l'avocat et le président Poutine avait été envisagée au même moment, selon l'ancien bras droit du président.

Les documents de vendredi vont plus loin. Ils assurent que, en novembre 2015, avant le début des primaires républicaines, Michael Cohen était en contact avec un Russe qui prétendait être "une personne de confiance" du gouvernement, offrant à la campagne "Synergie politique" et "Synergie au niveau gouvernemental".

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Un autre document déposé devant un tribunal fédéral à Washington a révélé les raisons de la scission entre le procureur spécial et ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, qui a été lourdement condamné en août pour fraude fiscale et bancaire non liée. avec la campagne et qui avait accepté de plaider coupable en septembre.

Selon le procureur, ce consultant politique républicain lui aurait menti sur ses liens avec une personnalité russe, Konstantin Kilimnik, liée aux services de renseignement de son pays. Il a également essayé de cacher le fait qu'il était en contact avec l'administration en 2018 alors qu'il était déjà devant les tribunaux. Donald Trump, qui a accablé Michael Cohen en compatissant avec Paul Manafort, n’a pas exclu la possibilité d’une grâce présidentielle en faveur de ce dernier.

Relations extraconjugales

Un dernier document concernant Michael Cohen, remis cette fois par le parquet fédéral de Manhattan, implique également le président pour l’achat du silence, avant l’élection présidentielle, de deux jeunes femmes assurant avoir maintenu dans le passé des relations extraconjugales. relations avec le futur président.

Le document indique que Michael Cohen a gagné des milliers de dollars à l'invitation de Donald Trump, ce qu'il nie, ce qui pourrait constituer une violation des règles sur le financement de campagne, sans lien avec l'enquête. "Russe". Le procureur de New York a recommandé l'emprisonnement "Important" au moins quatre ans pour les faits pour lesquels Michael Cohen a plaidé coupable en août.

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Cette nouvelle étape dans une affaire qui embarrasse Donald Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche témoigne de la connaissance méticuleuse accumulée par l'équipe du procureur, capable maintenant de débusquer le moindre mensonge de ses protagonistes. Plus tôt dans la semaine, le procureur spécial a publié un document sur un autre témoin qui avait choisi de plaider coupable, Michael Flynn.

"Rapport alternatif"

Le document publié, considérablement expurgé pour des raisons de confidentialité, estime que l'ancien conseiller à la sécurité nationale, également impliqué dans des mensonges de la police fédérale, devrait échapper à la prison, étant donné les précieuses informations qu'il a apportées à l'équipe de Robert Mueller sur le "Russe".

Bravache, le président a décidé en début de soirée, sur son compte Twitter, que les documents révélés l'exonéraient de toute faute. Signe de sa nervosité, il avait publié ce matin-là une rafale de messages dans lesquels il attaquait de nouveau avec virulence le procureur spécial et ses enquêteurs, accusés de conflit d'intérêts, le numéro deux du ministère de la Justice. Justice, Rod Rosenstein, a également été inscrit sur les listes électorales en tant que républicain et autres anciens dirigeants démocrates.

Le président des États-Unis a promis de publier un rapport "Rapport de compteur" à celle de M. Mueller, que personne ne sait à ce jour quand elle sera faite ou sous quelle forme, en veillant à ce que «87 pages " sont déjà " rédigé ".

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Gilles Paris (Washington, correspondant)

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