perturbation du cycle menstruel : la lune et la lumière artificielle pointées du doigt
Londres, Royaume-Uni – Une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances révèle que la synchronisation des cycles menstruels des femmes avec les phases lunaires a diminué, mais reste perceptible, particulièrement lorsque l’attraction gravitationnelle de la lune est à son maximum. les chercheurs suggèrent que la lumière artificielle pourrait jouer un rôle dans cette désynchronisation.
L’étude, menée par Charlotte Helfrich-Förster et son équipe, a analysé des données de cycles menstruels sur plusieurs années. Les résultats indiquent que l’association entre le cycle lunaire et le cycle menstruel est la plus forte tous les 18 ans, coïncidant avec des cycles lunaires gravimétriques à longue période.
Cependant, les chercheurs ont noté une diminution de cette synchronisation, qu’ils attribuent potentiellement à l’augmentation de la pollution lumineuse. L’hypothèse de la pollution lumineuse est d’autant plus intéressante qu’elle met en lumière un risque environnemental souvent négligé,et dont les effets sur la santé ont déjà été observés. bien que l’étude n’ait pas pu confirmer un changement d’intensité lumineuse dans l’environnement des participantes, elle souligne la nécessité d’approfondir cette piste.
L’étude soulève également la question de l’influence de la gravité lunaire sur la biologie humaine, un domaine où le consensus scientifique est encore absent.Pour étayer leurs conclusions, les chercheurs ont analysé les tendances de recherche sur Google, constatant une augmentation des requêtes concernant les “périodes douloureuses” pendant le périhélion (lorsque la Terre est le plus proche du soleil, en janvier) en Allemagne et en Australie. Cette observation suggère un lien possible entre les forces gravitationnelles et les symptômes menstruels.
Un lien ancestral remis en question ?
Depuis des siècles, l’idée que les cycles menstruels des femmes sont liés à la lune est profondément ancrée dans la culture populaire. Cette nouvelle recherche apporte un éclairage scientifique à cette croyance, tout en soulignant l’impact potentiel de l’environnement moderne sur nos rythmes biologiques.
Les cycles menstruels sont régulés par un ensemble complexe d’hormones et sont sensibles à divers facteurs environnementaux, notamment la lumière.La lumière artificielle, omniprésente dans nos sociétés modernes, peut perturber la production de mélatonine, une hormone qui joue un rôle crucial dans la régulation des cycles biologiques.
Des recherches supplémentaires nécessaires
Bien que les résultats de cette étude soient intrigants, les chercheurs soulignent la nécessité de mener des recherches plus approfondies pour comprendre pleinement les mécanismes sous-jacents à cette relation entre le cycle menstruel, la lune et la lumière artificielle. L’étude a été menée sur un groupe relativement restreint de femmes, ce qui limite la généralisation des conclusions.
Cette recherche ouvre la voie à une meilleure compréhension de l’impact de l’environnement sur la santé reproductive des femmes et souligne l’importance de prendre en compte les facteurs environnementaux dans la recherche médicale.
