Mato Grosso : Révolution fiscale pour les populations autochtones et Quilombolas, un modèle pour le Brésil ?
Cuiabá, brésil – Une ordonnance historique vient d’être approuvée dans l’État de Mato Grosso, facilitant l’émission de factures pour les populations autochtones et Quilombolas, ouvrant ainsi la voie à une participation accrue aux programmes publics. Cette initiative, fruit d’une collaboration inédite entre Catruvovos-MT, Sefaz-MT, Seduc-MT, l’Association des Municipalités du Mato Grosso (AMM), le Ministère Public Fédéral (MPF) et la FUNAI, vise à simplifier les procédures administratives et à favoriser l’accès aux politiques publiques pour ces communautés traditionnelles.L’application de cette ordonnance est prévue pour août 2025.
L’objectif principal est d’adapter les normes institutionnelles et de simplifier les activités économiques, permettant ainsi une meilleure intégration des populations autochtones et Quilombolas dans le tissu économique et social de l’État. Cette mesure pourrait avoir un impact significatif sur la future politique fiscale nationale, en servant de modèle pour une approche plus inclusive et équitable.
Renforcement de l’agriculture familiale et traditionnelle dans l’alimentation scolaire
Parallèlement à cette avancée fiscale, le Congrès national a approuvé un projet de loi augmentant de 30% à 45% le pourcentage minimum des ressources du Programme National d’Alimentation Scolaire (PNAE) et du Programme d’Acquisition d’Aliments (PAA) allouées à l’achat direct auprès de l’agriculture familiale. Cette mesure, déjà approuvée par le Sénat et en attente de la sanction présidentielle, entrera en vigueur en 2026.
Cette augmentation représente un soutien crucial pour les agriculteurs familiaux et les communautés traditionnelles, renforçant leurs systèmes agricoles et contribuant à la sécurité alimentaire. L’agriculture traditionnelle pratiquée par les populations indigènes et Quilombolas est reconnue pour son rôle dans la protection de l’environnement, la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Leurs méthodes agroécologiques, intégrant la production alimentaire à la conservation des forêts et des ressources en eau, offrent une option durable aux modèles agricoles conventionnels.
Un pas vers la reconnaissance et l’autonomie
Ces initiatives marquent une étape importante dans la reconnaissance des droits et de l’autonomie des populations autochtones et Quilombolas au Brésil. En facilitant leur accès aux programmes publics et en soutenant leurs activités économiques, l’État de Mato Grosso contribue à la construction d’une société plus juste et équitable, où la diversité culturelle et la durabilité environnementale sont valorisées.
Contexte et enjeux : L’importance de l’agriculture familiale et des communautés traditionnelles au Brésil
L’agriculture familiale représente une part significative de la production alimentaire au Brésil, assurant une grande partie de l’approvisionnement du marché intérieur. Les communautés traditionnelles, quant à elles, jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité et la préservation des connaissances ancestrales liées à l’agriculture et à la gestion des ressources naturelles.Le soutien à ces acteurs est donc crucial pour garantir la sécurité alimentaire, promouvoir le développement durable et renforcer l’identité culturelle du pays. Les initiatives comme celles mises en œuvre au Mato Grosso sont des exemples concrets de la manière dont les politiques publiques peuvent contribuer à la construction d’un avenir plus juste et durable pour tous.
