Marry Mubaiwa libérée après sept ans de procédure judiciaire

Marry Mubaiwa a été libérée de sa garde à vue après sept années de procédure judiciaire dans une affaire de tentative de meurtre visant son ancien époux, le vice-président zimbabwéen Gen Constantino Chiwenga. Un magistrat a ordonné cette levée d’écrou après une demande de report du parquet, constatant les préjudices subis.

La procédure impliquait initialement Marry Mubaiwa. Elle était accusée par son ex-mari d’avoir cherché à perturber ses soins médicaux en Afrique du Sud. Placée en détention et privée de caution, l’ancienne épouse a vu son dossier s’étirer sur une période de sept ans avant que le tribunal ne tranche sur sa remise en liberté.

Ex-wife of Zimbabwe's vice-president freed after collapse of attempted murder case

Le tribunal de Harare lève l’écrou après les préjudices

Le magistrat régional de Harare, Musaiona Shortgame, a ordonné la libération de l’accusée après une requête du ministère public sollicitant un ajournement au 25 novembre. Le parquet souhaitait obtenir un délai supplémentaire pour mobiliser ses témoins. Face à cette nouvelle demande de report, le tribunal a estimé que l’attente prolongée devenait excessive.

Le magistrat a souligné que la mise en cause avait enduré d’importants préjudices. Ceux-ci touchent le plan mental, physique et financier en raison de la longueur excessive de la procédure. L’affaire a été retirée du rôle. L’intéressée devra comparaître de nouveau si la justice émet une nouvelle citation à comparaître.

Marry Mubaiwa libérée après sept ans de procédure judiciaire
Photo : zimdailyjournal.co.zw

Les origines de l’affaire à Pretoria en 2019

Les poursuites remontent à l’année 2019. Gen Constantino Chiwenga avait imputé à son épouse de l’époque la tentative de compromettre son traitement médical.

Les faits reprochés se seraient déroulés dans un hôpital de Pretoria. Le vice-président y recevait des soins avant d’être transféré en Chine pour une période de traitement de quatre mois.

Marry Mubaiwa's Trial, Seven Years of Suffering & The Appeal to General Chiwenga

La réaction de la défense après la décision

À la sortie du tribunal dans la capitale, l’avocat de la défense a qualifié cette issue de victoire tardive. Il a affirmé que les droits de sa cliente avaient été violés par les retards constants de la procédure.

Le conseil a indiqué qu’en cas de nouvelles initiatives de l’accusation, l’équipe juridique ferait face le moment venu.

L’intéressée a exprimé sa satisfaction devant les journalistes présents, estimant que la justice avait fini par prévaloir tout en saluant le travail de son conseil juridique.

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