Maroc : Ouahbi dément, El Mansouri convoquée et Benali au cœur des spéculations

Ce dimanche 27 septembre, la course à la chefferie du gouvernement au Maroc prend l’allure d’un feuilleton politique. Entre démentis de ministres, audiences annoncées au Palais royal et publications énigmatiques sur les réseaux sociaux, les spéculations se multiplient autour des figures du Parti Authenticité et Modernité.

Alors que les pronostics se multiplient, les protagonistes alternent entre démentis publics, annonces de convocations royales et messages énigmatiques partagés sur les plateformes numériques.

Le démenti d’Abdellatif Ouahbi et la convocation prêtée à Fatima Ezzahra El Mansouri

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Alors que son nom circulait parmi les favoris aux côtés de Fouzi Lekjaa, Abdellatif Ouahbi a balayé la rumeur avec désinvolture.

Quelques heures plus tard, à 18h30, le média Sawt Al Maghrib a affirmé, en citant des sources fiables, que Fatima Ezzahra El Mansouri aurait été convoquée au Palais royal pour le lundi 28 septembre. Cette audience pourrait déboucher sur sa désignation pour former le prochain gouvernement, recentrant ainsi l’attention sur la coordinatrice de la direction collégiale du PAM, vainqueur des élections avec 97 sièges à la Chambre des représentants.

Leila Benali et les signaux d’une ambition ministérielle sur fond de publication visuelle

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Un autre nom s’est invité dans les conversations dominicales : Leila Benali. Des appels à sa nomination circulent activement sur le réseau social X, relayés également par Atlasinfo, tandis que sa publication sur Instagram a nourri les interprétations. Il y a un temps pour convaincre et un temps pour célébrer, a écrit la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, tout en adressant ses félicitations au Roi Mohammed VI et au peuple marocain pour le parcours démocratique de l’État des institutions.

Le texte de la ministre dépasse largement son portefeuille habituel. Elle évoque les défis sociaux, économiques, énergétiques et politiques du pays, appelant les institutions à rompre avec le Maroc à deux vitesses. Une photo accompagnant sa publication, la montrant dans un tailleur bleu et un haut blanc dans l’embrasure d’une porte-fenêtre, a également attiré l’attention des analystes pour son imagerie rappelant l’aile est de la Maison-Blanche.

Une configuration inédite pour le PAM sous l’article 47 de la Constitution

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Cette effervescence politique découle de la configuration du parti vainqueur. Suite aux élections législatives, c’est la toute première fois depuis que la Constitution de 2011 a été adoptée qu’une formation dirigée de manière collégiale arrive en tête. Avec ses 97 sièges, le PAM s’est imposé sans qu’un nom unique ne s’impose d’office dans les pronostics.

Toutefois, selon les termes de l’article 47 de la Constitution, le Roi choisit le chef du gouvernement au sein de la formation politique ayant remporté le plus de suffrages lors du scrutin pour la Chambre des représentants, en tenant compte des résultats obtenus, sans restreindre ce choix exclusivement au président du parti. Un suspense qui rappelle l’incertitude de 2017 avant la nomination de Saad Eddine El Othmani, alors que les spéculations continuent de s’enchaîner entre démentis et annonces officielles.

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