« Il s’agit d’accusations et d’allégations extrêmement graves, qui découlent d’une enquête conjointe menée par la CTP en étroite collaboration avec nos partenaires des services de sécurité. Cette enquête a permis de déjouer ce que nous pensons être un complot visant la communauté juive à Manchester. » C’est par ces mots que Vicki Evans a qualifié le projet d’attentat à l’explosif déjoué le 2 octobre 2026 par la police antiterroriste contre la communauté juive à Manchester à la veille de Yom Kippur, mené par deux Iraniens arrivés au Royaume-Uni par de petites embarcations.
Les deux hommes, de nationalité iranienne, ont comparu sous haute surveillance judiciaire.
La police déjoue un attentat à l’explosif
Les investigations menées par la police antiterroriste (CTP) et les services de sécurité indiquent que les suspects projetaient d’utiliser un engin explosif improvisé (IEI). Les chefs d’inculpation retenus par le Crown Prosecution Service (CPS) font état de communications via des applications cryptées pour obtenir des composants destinés à assembler une bombe artisanale à base de chlore et de liquide de frein (d’après le communiqué de la police métropolitaine).
Vicki Evans a déclaré : « Il s’agit d’accusations et d’allégations extrêmement graves, qui découlent d’une enquête conjointe menée par la CTP en étroite collaboration avec nos partenaires des services de sécurité. Cette enquête a permis de déjouer ce que nous pensons être un complot visant la communauté juive à Manchester. »
Les enquêteurs soutiennent que les prévenus ont également visionné des didacticiels vidéo sur la fabrication d’engins destructeurs, effectué des recherches ciblées en ligne, et amassé des cartes ainsi que des plans topographiques des sites visés. Le chef de la division des crimes spéciaux et du contre-terrorisme du CPS, Frank Ferguson, a souligné la rapidité des investigations menées à Manchester pour réunir des preuves suffisantes avant la saisine du tribunal de Westminster.

Manchester fait face aux menaces terroristes
Cette affaire éclate alors que la métropole marque la première année écoulée depuis l’attentat perpétré contre la synagogue de Heaton Park.
Shabana Mahmood a souligné que « ces récents événements constituent un rappel brutal des menaces qui pèsent sur ce pays de la part de terroristes et d’acteurs étatiques étrangers ».
La dirigeante politique a également souligné que les deux mis en cause avaient rejoint le territoire britannique à bord de petites embarcations au cours des dernières années, l’un ayant obtenu le statut de réfugié tandis que l’autre disposait d’une demande d’asile en cours.
Les forces de l’ordre sécurisent les lieux de culte
Du côté des forces de l’ordre, le travail de terrain s’est traduit par des perquisitions ciblées menées dans des logements situés à Liverpool, sur Epworth Street, et à Salford, sur Lancaster Road.
Terry Woods a affirmé : « Nos plans de maintien de l’ordre actuels et renforcés au sein des communautés juives se poursuivront, et le public peut s’attendre à voir une visibilité continue avec des agents assurant le dialogue et la sécurité. »
Bien que la police antiterroriste soupçonne un contact actif avec des intermédiaires basés à l’étranger, potentiellement en Iran, les autorités n’ont pas établi de lien direct entre cette affaire et l’enquête menée parallèlement sur les incidents signalés près de la base aérienne de RAF Fairford. Terry Woods a affirmé : « Nos plans de maintien de l’ordre actuels et renforcés au sein des communautés juives se poursuivront, et le public peut s’attendre à voir une visibilité continue avec des agents assurant le dialogue et la sécurité. »
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