L’Ile-de-France à la pointe de la crise des coronavirus

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Renault prévoit de ne plus assembler de voitures sur le site de Flins. Ici, le 6 mai. MARTIN BUREAU / AFP

Ce sont les deux dernières usines Renault de la région parisienne. Les deux sont en danger. La fermeture de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) pourrait être annoncée dès le 29 mai. Quant à l’immense site de Flins (Yvelines), le groupe prévoit de ne plus y monter de voitures. Une fois convertis, il semble peu probable que 2 600 personnes y resteront.

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De Flins et Choisy-le-Roi aux bistrots parisiens, en passant par le parc Disneyland ou les bureaux d’Air France, la région parisienne va-t-elle bientôt faire face à une gigantesque crise sociale? Le Covid-19 peut-il achever la désindustrialisation de la capitale et de sa banlieue, pénalisée par des coûts élevés? C’est ce que craignent de nombreux politiciens. “La partie la plus difficile est devant nous”, dit la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. “La tempête approche”, soutient Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris. “Nous nous attendons à un véritable plongeon et à une crise qui durera un an ou un an et demi”, alarma Valérie Pécresse, la présidente (Gratuite!) de la Région Ile-de-France.

Après quelques mesures d’urgence, le chef de la Région finalise également un plan de relance présenté comme “Massif”. Il sera débattu lors du conseil régional du 11 juin.

L’économie régionale est largement basée sur les secteurs les plus en difficulté: transport aérien, tourisme, culture …

En Ile-de-France, l’inquiétude est d’autant plus vive que la région a été l’une des plus touchées par la crise économique brutale. Au 7 mai, l’INSEE estimait la perte d’activité à travers la France à 33%. En région parisienne, la baisse atteint 39% dans les Hauts-de-Seine, département le plus touché de France, et environ 37% à Paris et dans le reste de l’Ile-de-France, selon l’économiste Olivier Bouba-Olga.

La différence s’explique. L’économie régionale est largement basée sur les secteurs les plus perturbés: transport aérien, tourisme, culture, hôtels, restaurants, voitures … Du jour au lendemain, Orly a été fermé, tout comme tous les musées, cinémas et théâtres, le tournage s’est arrêté, les hôtels ont été vidées, les tours de la Défense aussi, les cafés baissaient le rideau.

Plusieurs appareils ont néanmoins limité le choc

Cet arrêt a déjà conduit au déclenchement d’une crise sociale. Avec les travailleurs les plus précaires pour les premières victimes. Pendant les distributions d’aide alimentaire, les files d’attente se sont allongées.

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