Home ÉconomieL’endettement étudiant explosif : 100 000 $ et toujours plus

L’endettement étudiant explosif : 100 000 $ et toujours plus

Crise de la dette étudiante néo-zélandaise : les emprunteurs à l’étranger peinent à rembourser, mais la conformité s’améliore

Auckland, Nouvelle-Zélande – La dette étudiante accumulée par les Néo-Zélandais vivant à l’étranger continue de croître, mais des signes d’amélioration dans les taux de remboursement émergent, selon des données récentes de l’Internal Revenue Department (IRD). La situation met en lumière les arduousés rencontrées par les diplômés qui ont choisi de chercher du travail à l’étranger, souvent en raison d’un marché de l’emploi intérieur limité.

Actuellement,seulement 31,3% des emprunteurs basés à l’étranger respectent leurs obligations de remboursement,un chiffre qui,bien que faible,représente un record depuis le début de la pandémie de Covid-19. L’IRD attribue cette légère amélioration aux efforts de rappel des obligations de remboursement adressés aux emprunteurs à l’étranger, coïncidant avec un contexte financier mondial incertain.

Cependant, la politique de l’IRD est critiquée par certains emprunteurs. Un résident australien, souhaitant rester anonyme, a dénoncé une approche jugée “trop punitive”, en particulier pour ceux qui ont été contraints de chercher un emploi à l’étranger en raison du manque d’opportunités en Nouvelle-Zélande. Il a témoigné avoir fait appel à un cabinet comptable d’Auckland pour négocier une réduction de sa dette.

La situation soulève des questions plus larges sur la viabilité du système de prêts étudiants néo-zélandais et son impact sur la mobilité des diplômés. Le chef du segment de la clientèle de l’IRD, Jane Elley, a précisé que le ministère ne peut que renoncer aux pénalités de retard, mais pas à l’intérêt initial accumulé sur les prêts.Comprendre le contexte : la dette étudiante en Nouvelle-Zélande

Le système de prêts étudiants en Nouvelle-Zélande est géré par l’IRD et permet aux citoyens néo-zélandais d’accéder à un financement pour leurs études supérieures. Les prêts sont remboursables une fois que le revenu du diplômé dépasse un certain seuil. Cependant,les emprunteurs vivant à l’étranger sont soumis à des règles spécifiques,souvent plus complexes,et peuvent se retrouver confrontés à des difficultés pour respecter leurs obligations de remboursement,notamment en raison des fluctuations des taux de change et des différences de coût de la vie.

La question de la dette étudiante est un débat récurrent en Nouvelle-Zélande,avec des appels réguliers à une réforme du système pour le rendre plus équitable et accessible. Les critiques soulignent souvent le fardeau financier que représente la dette pour les jeunes diplômés, limitant leur capacité à investir dans l’avenir, à acheter une maison ou à créer une famille. La situation des emprunteurs à l’étranger ajoute une dimension supplémentaire à ce problème, mettant en évidence les défis liés à la mondialisation et à la mobilité des travailleurs.

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