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Le pantouflage de l’ex-cheffe de Fedpol en Israël fait polémique

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SuisseLe pantouflage de l’ex-cheffe de Fedpol en Israël fait polémique

Partie en janvier de Fedpol, Nicoletta della Valle a rejoint un fonds israélien actif dans la sécurité, suscitant des critiques sur le pantouflage.

Nicoletta della Valle, ancienne directrice de la police fédérale.

Nicoletta della Valle, ancienne directrice de la police fédérale.

Tamedia – Franziska Rothenbuehler

L’ancienne directrice de la police fédérale, Nicoletta della Valle, s’est reconvertie dans le secteur privé, mais son nouveau mandat fait déjà grincer des dents. Selon une enquête de la RTS, publiée ce vendredi, elle siège désormais au conseil consultatif de Champel Capital, une société israélienne d’investissement active dans les domaines de la sécurité et de la défense.

Durant dix ans à la tête de Fedpol, Nicoletta della Valle était l’une des plus hautes responsables de la sécurité en Suisse. Partie en janvier 2025 avec une indemnité d’environ 340’000 francs, elle a rejoint Champel Capital seulement trois mois après son départ. La société cherche à lever 100 millions de dollars pour financer des entreprises, notamment israéliennes, actives dans la défense. Sur son site, elle met en avant l’expertise de l’ancienne fonctionnaire dans la sécurité helvétique.

Un conseil marqué par des figures controversées

Le conseil où siège Nicoletta della Valle compte des personnalités controversées, dont Kobi Shabtaï, ex-chef de la police israélienne, ou encore Yoav Har-Even, ancien PDG du fabricant d’armes Rafael. Y figure aussi un cadre de Swiss Innovation Forces, l’agence d’innovation de l’armée suisse. Le cofondateur de Champel Capital, Amir Weitmann, membre de l’aile dure du Likoud, avait publiquement plaidé pour l’expulsion des habitants de Gaza, après le 7 octobre 2023.

Interrogée, elle garde le silence

Cette situation illustre le phénomène du pantouflage, ces passages du public au privé régulièrement critiqués par Transparency Suisse. L’ONG dénonce des «risques de conflits d’intérêts» dans un pays où aucune règle claire n’encadre ces reconversions. En Suisse, un délai d’attente de six à douze mois peut être demandé, mais il n’est pas obligatoire. Pour Nicoletta della Valle, aucune restriction n’a été imposée. L’intéressée, liée par un accord de confidentialité, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de la RTS.

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