Le magazine VSD placé sous séquestre un an après son achat par le chef de presse Georges Ghosn malgré une nouvelle formule mensuelle lancée fin 2018

Le magazine VSD a été placé sous séquestre un an après son achat par le directeur de la presse, Georges Ghosn, selon une décision du tribunal de commerce de Paris consultée lundi par l'AFP.

Le numéro d'août devrait paraître mardi malgré un différend avec l'imprimeur, avant un numéro spécial consacré à la chirurgie esthétique, a déclaré Georges Ghosn à l'AFP.

L'ancien patron de France-Soir est en conflit avec le groupe Prisma qui lui a confié le magazine en juin 2018.

Le contractant a reçu près de deux millions d’euros pour payer ses dettes et financer le départ d’employés en vertu d’une clause de mutation. Mais il y a eu "beaucoup d'irrégularités" dans le transfert, accuse Georges Ghosn, qui a menacé Prisma de poursuites judiciaires.

La vente de VSD à sa société suisse Ghosn Capital s’était achevée dans un climat très tendu, les employés de l’hebdomadaire décrivant ce projet de cession de "plan social déguisé" et son acheteur "fossoyeur". La direction de Prisma n'était pas joignable lundi pour commenter les informations.

À la fin de 2018, Georges Ghosn avait lancé une nouvelle formule, mensuelle et non hebdomadaire, avec une pagination et un prix accrus. Il a préconisé un retour au "vrai journalisme" avec de nouvelles rubriques, tout en conservant "l'ADN" du VSD (personnes, sports extrêmes, photojournalisme …).

Depuis lors, presque toute l’ancienne équipe a fait valoir sa clause d’attribution pour quitter le titre.

Lancé en 1977, le VSD (initiales vendredi, samedi, dimanche) s'est vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires dans les années 1980. Le magazine, déjà en reprise en 1995, avait été acheté par Prisma Media, une filiale du groupe allemand Bertelsmann et éditeur de nombreux magazines tels que Femme Actuelle, Gala et Geo, qui l’avaient maintenu à distance pendant des années.

Dans un secteur du magazine en pleine crise, les ventes sont tombées à moins de 80 000 exemplaires à la fin de 2018, selon la CMPA, très éloignée de Paris-Match, qui se vend encore en moyenne à plus de 500 000 exemplaires. chaque semaine, et les annonceurs ont abandonné le titre.

Vétéran de la presse française, Georges Ghosn a été propriétaire de plusieurs journaux économiques (La Tribune, Agefi, Nouvel Économiste …) et a même saisi le défunt journal France-Soir en 1999, avant de le revendre un an plus tard.

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