Le domicile du candidat de l’opposition à la présidentielle ivoirienne incendié

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ABIDJAN, Côte d’Ivoire (AP) – Des assaillants ont incendié le domicile d’un principal candidat de l’opposition à la présidentielle dans l’est de la Côte d’Ivoire alors que l’un des bureaux de son parti était attaqué ailleurs, ont déclaré dimanche des témoins au milieu des tensions croissantes deux semaines avant les élections.

Une résidence appartenant à Pascal Affi N’Guessan a été incendiée dans sa ville natale de Bongouanou au milieu d’affrontements dans la région samedi. Pendant ce temps, un bureau appartenant à son parti d’opposition Front populaire ivoirien a été attaqué dans la capitale commerciale d’Abidjan.

Les troubles surviennent quelques jours après que N’Guessan et son collègue candidat de l’opposition, Henri Konan Bedie, ont appelé au boycott des élections du 31 octobre, se plaignant que la commission électorale du pays est entièrement composée de fonctionnaires du parti au pouvoir.

«Nous demandons à tous nos militants de s’abstenir de participer à la fois à l’opération de distribution des cartes d’électeurs et à la campagne électorale», a déclaré N’Guessan la semaine dernière à Abidjan, lisant le communiqué avec Bédié à ses côtés.

Le président Alassane Ouattara, qui est arrivé au pouvoir pour la première fois après les élections contestées de 2010 dont les séquelles ont fait plus de 3 000 morts, cherche maintenant un troisième mandat. Ouattara soutient qu’il peut purger un troisième mandat en raison des modifications apportées à la constitution du pays, bien que ses opposants considèrent sa candidature illégale.

Faisant campagne dans la ville nordique de Bouaké, Ouattara a insisté sur le fait qu’il n’y aurait aucun changement dans la composition de la Commission électorale indépendante ni du Conseil constitutionnel qui certifie les résultats.

“Les élections auront lieu le 31 octobre. Et elles se tiendront en paix”, a-t-il déclaré la semaine dernière. “Il n’y aura pas de report des élections.”

L’opposition a critiqué l’administration Ouattara pour avoir effectivement empêché deux candidats à la présidence de rentrer en Côte d’Ivoire: l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ancien Premier ministre Guillaume Soro.

Gbagbo a été acquitté des accusations de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale en relation avec les violences post-électorales de 2010-2011. Les procureurs, cependant, font appel et, entre-temps, les autorités ivoiriennes l’ont disqualifié.

Les autorités ivoiriennes, quant à elles, ont émis un mandat d’arrêt plus tôt cette année contre Soro sur des accusations que ses partisans disent être politiquement motivées, bloquant également sa candidature car il est resté en Europe.

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