Le C’ Chartres Basket Féminin face à un champion de WNBA

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Yoann Cabioc’h, comment vous êtes-vous retrouvé à travailler pour une équipe de WNBA ?

Le coach et manager général de la franchise de Chicago s’appelle James Wade et est marié avec Edwige Lawson (ex-internationale française). James revenait souvent durant les vacances dans la famille d’Edwige, du côté de Rennes. J’habitais là-bas aussi. Comme mon père a été le premier entraîneur d’Edwige, on se connaissait un peu et on se retrouvait pendant les vacances pour jouer au basket… C’était il y a quinze ans. C’est ainsi que j’ai rencontré James. Après, il a été assistant en WNBA à San Antonio et à Minnesota et j’avais été le voir là-bas. Quand il a été nommé, il y a trois ans, à la tête de Chicago, je l’ai appelé pour le féliciter et lui ai proposé mon aide. Il m’a dit qu’il cherchait un coordinateur vidéo. Et voilà !

Comment parvenez-vous à concilier votre travail à Chicago et coacher La Glacerie ?

La saison de WNBA se passe essentiellement en été. Je suis à Chicago pendant cette période. Et quand les deux saisons se chevauchent, je travaille à distance, la nuit. Pour l’instant, je peux continuer les deux. Est-ce que ça sera durable ? Je ne sais pas. Mais il faut être clair, l’aventure WNBA, ça ne peut pas se refuser. C’est vraiment exceptionnel en tant qu’entraîneur français.

Le lendemain du match de Strasbourg, j’étais à Chicago

La Glacerie jouait en championnat le samedi 16 octobre et Chicago a remporté le titre de champion le 17 octobre (80-74 face aux Phoenix Mercury). Vous avez pu assister à ce match ?

Pour la finale, je voulais absolument revenir à Chicago. J’ai coaché le samedi soir, à domicile, contre Strasbourg et, aussitôt après, j’ai pris la route pour Roissy. À 10 heures, je prenais mon avion et à midi, heure locale, j’étais là-bas ! Le temps ensuite de prendre un taxi pour rejoindre la salle, je suis arrivé dix minutes avant le coup d’envoi. Forcément, à la mi-temps, quand les filles m’ont vu dans le vestiaire, elles étaient vraiment surprises. C’était assez drôle. On gagne le match, c’était de la folie. Le mardi, on avait la parade dans les rues de Chicago. J’ai repris l’avion à 20 heures (ndlr : 3 h du matin en France) et je suis arrivé à 11 heures, le mercredi, à Paris et je suis rentré à Cherbourg. Le soir-même, on affrontait Chartres en Coupe de France (victoire 69-61) !

Parlons de La Glacerie : après 5 journées, vous comptez 5 défaites. Comment l’expliquez-vous ?

D’abord, le club n’a été repêché en Ligue 2 qu’en juin, notre équipe était construite pour la N1. Du coup, on n’a aucune joueuse qui a évolué en L2 et, avec le Covid, elles n’ont pas joué la saison passée. En plus, on a connu pas mal de pépins… Notre meilleure marqueuse (Désirée Bakabadio) a eu un problème cardiaque et ne peut plus jouer.

Que pensez-vous de Chartres ?

C’est une équipe qui a beaucoup d’armes offensivement, qui peut mettre des points à tous les postes. C’est aussi un club habitué à la L2 et qui fait un bon début de saison. On sait que ça va être un match compliqué pour nous.

Pourtant vous avez battu Chartres en Coupe de France…

Oui, mais le championnat et la coupe, c’est complètement différent. La préparation du match n’est pas la même. Le match de ce soir sera beaucoup plus difficile.

Chartres devra encore se passer de son intérieure US Rayte’a Long, victime d’une élongation au mollet il y a un mois.
La Glacerie (Manche), samedi 30 octobre à 20 heures.
CCBF : Bienvenu, MFutila, Debaut, Marié, Griard, Hillotte, Farcy, Niaré, Mahoutou.

Etienne Celle

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