L’Assemblée nationale sénégalaise a rejeté le 3 novembre 2026 le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, provoquant de vives réactions politiques à Dakar.
L’Assemblée rejette la loi de finances rectificative
La motion a recueilli 109 voix pour, 20 contre et trois abstentions sur 132 votants.
La motion a été portée par le député Amadou Ba. Elle a mis en cause la sincérité des prévisions budgétaires.
Le texte a été reproché de ne pas fournir les éléments nécessaires pour évaluer les recettes et les dépenses prévues. Le parlementaire a également critiqué le refus du gouvernement de communiquer plusieurs documents concernant les investissements publics et la dette publique.
Le texte avait déjà été rejeté à deux reprises par la Commission des finances et du contrôle budgétaire du Parlement. Le 27 octobre 2026, le gouvernement avait demandé un renvoi en commission pour des discussions complémentaires, avant un nouveau rejet le 30 octobre, rapporte Enjeux. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a rejeté ces critiques en affirmant que l’argument de la sincérité budgétaire servait de prétexte pour s’opposer au texte.
La coalition Ndawi Kiiraay pointe la responsabilité d’Ousmane Sonko
Le secrétaire général de la coalition est Bocar Faye. Il a mis en cause le président de l’Assemblée nationale : Le rejet de la LFR est fait au desiderata d’Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale. Tous les blocages sont issus du non-vouloir de la majorité parlementaire
, a-t-il déclaré.
Bocar Faye estime que ce blocage menace directement les ménages vulnérables, en particulier les bénéficiaires des bourses de sécurité familiale et les enseignants qui attendent des rappels financiers.
Aldiouma Sow est un cadre de Kiiraay. Dans une tribune précédente, il avait qualifié le rejet du texte budgétaire d’hypocrisie flagrante
, avertissant que la situation exposait les fonctionnaires et les entreprises à des risques majeurs, selon Seneweb.

Le gouvernement appelé à activer l’article 86
Face à cette situation, Ndawi Kiiraay demande au gouvernement dirigé par Bassirou Diomaye Faye de mettre en œuvre les dispositions de l’article 86, alinéa 6, de la Constitution. La coalition présente ce levier institutionnel comme le moyen de dépasser l’impasse budgétaire.
Parallèlement, les discussions sur les finances publiques se poursuivent à l’Assemblée nationale. Afrik rapporte que le ministre Cheikh Diba doit présenter le projet de loi de finances initiale (LFI) 2027 devant la Commission des finances, ouvrant un nouveau front de débat pour les députés.
L’Assemblée nationale a rejeté, ce mardi 3 novembre 2026, le projet de loi n° 40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026. Les députés ont motivé leur rejet par leur opposition à un budget jugé insincère, marqué notamment par plusieurs coupes… pic.twitter.com/OoTX4PfDsI
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Les travaux pour la séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR), sous la présidence d’El Malick Ndiaye pic.twitter.com/i53l8PSiax
Examen du projet de loi n°40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026 https://t.co/cTNUY0uoVs
🏛️ LFR 2026 |: Vote sur la question préalable entraînant le rejet du projet de loi 📊 Résultat du vote à l’Assemblée nationale : 109 voix pour 20 voix contre 3 abstentions 132 députés votants. Source : Assemblée nationale. https://t.co/7TQg2QMaYy pic.twitter.com/L3RyPcLBxQ
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