La police française fonce après la décapitation d’un enseignant

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Des opérations de police sont en cours contre des dizaines de personnes qui auraient émis des messages de soutien à l’attaquant après la décapitation d’un professeur d’histoire près de Paris, a déclaré le ministre français de l’Intérieur.

Gérald Darmanin a déclaré à la radio française Europe 1 qu’au moins 80 cas de discours de haine ont été signalés depuis l’attaque de vendredi (heure locale).

Samuel Paty a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine, au nord-ouest de Paris, par un réfugié tchétchène de 18 ans, né à Moscou, qui a ensuite été abattu par la police.

Les responsables de la police ont déclaré que Paty avait discuté des caricatures du prophète de l’Islam Muhammad avec sa classe, ce qui a conduit à des menaces.

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Le président français Emmanuel Macron a tenu un conseil de défense dimanche à l’Elysée. Le gouvernement renforcera la sécurité dans les écoles lorsque les cours reprendront le 2 novembre après deux semaines de vacances, a déclaré le bureau de Macron.

Macron a rencontré la famille de Paty lundi matin, a annoncé la présidence française.

Macron rencontrera également les membres de la principale organisation musulmane française, le Conseil musulman français, ou CFCM, plus tard dans la journée.

Des manifestations autour de la France ont été appelées en faveur de la liberté d'expression et pour rendre hommage au professeur d'histoire française décapité près de Paris après avoir discuté des caricatures du prophète de l'islam Mahomet avec sa classe.

Michel Euler/AP

Des manifestations autour de la France ont été appelées en faveur de la liberté d’expression et pour rendre hommage au professeur d’histoire française décapité près de Paris après avoir discuté des caricatures du prophète de l’islam Mahomet avec sa classe.

Un hommage national doit être rendu à Paty mercredi.

Les joueurs, entraîneurs et arbitres des matchs de football de haut niveau ce week-end porteront un brassard noir en hommage à Paty. La ligue française a déclaré dans un communiqué qu’une minute de silence serait observée avant le coup d’envoi de tous les matches professionnels des ligues 1 et 2.

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche à travers la France pour soutenir la liberté d’expression et à la mémoire de l’enseignant de 47 ans assassiné.

Les autorités françaises ont déclaré avoir arrêté 11 personnes après le meurtre.

Darmanin a dit qu’ils incluent le père d’un étudiant et un activiste islamiste qui ont tous deux «manifestement lancé une fatwa», ou décision religieuse, contre l’enseignant.

Un manifestant affiche sur son dos un portrait de l'enseignant assassiné Samuel Paty lors d'une manifestation.

Michel Euler/AP

Un manifestant affiche sur son dos un portrait du professeur assassiné Samuel Paty lors d’une manifestation.

Un homme qui a dit qu’il était le père d’un étudiant avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux affirmant que Paty avait montré l’image d’un homme nu et avait dit aux étudiants qu’il s’agissait du «prophète des musulmans». Il a appelé d’autres parents en colère à le contacter et à relayer le message.

Darmanin a déclaré que les autorités enquêtaient également sur environ 50 associations soupçonnées d’encourager le discours de haine. Certains seront dissous, a-t-il dit.

Le président de la Conférence des imams en France, Hassen Chalghoumi, a déclaré “nous sommes blessés, nous condamnons cet acte barbare”, sur la chaîne de télévision française BFM TV. “Samuel est un martyr de la liberté.”

«La barbarie n’a pas sa place dans les écoles ni ailleurs en France», a-t-il déclaré.

Chalghoumi, qui est imam à Drancy, une banlieue au nord-est de Paris, a déclaré avoir reçu ces derniers jours des menaces de mort et des insultes sur les réseaux sociaux de la part d’islamistes radicaux.

Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour meurtre présumé terroriste. Au moins quatre des personnes détenues sont des membres de la famille de l’agresseur, qui avait obtenu une résidence de 10 ans en France en tant que réfugié en mars. Il était armé d’un couteau et d’un pistolet airsoft, qui tire des boulettes de plastique.

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a déclaré qu’un texte revendiquant la responsabilité et une photo de la victime avaient été trouvés sur le téléphone de l’attaquant.

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