la justice annule l'exploitation d'un projet de la société Montagne d'or

Cette annulation ne concerne pas le projet phare de Montagne d’Or, qui est le plus grand projet de la mine d’or à ciel ouvert française à l’étude.

Le monde avec AFP Publié aujourd'hui à 15h00, mis à jour à 15h24

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Première victoire pour les associations de défense de l'environnement. Le tribunal administratif de Guyane a annulé lundi un décret du préfet autorisant la société Montagne d'Or à ouvrir des exploitations aurifères alluviales en Guyane française, en marge de son projet méga-industriel d'extraction de l'or, a annoncé Guyana environnement et Maiouri nature Guyana, qui étaient à l’origine de cette procédure, le mardi 12 février.

Cette annulation ne concerne pas le projet phare de Montagne d’Or, le plus grand projet aurifère de France étudié en Guyane, qui prévoit l’exploitation d’une mine de 2,5 km de long, à partir de 2022, au sud de Saint-Laurent- du-Maroni via un processus de récupération de l'or primaire (fixé dans la roche) par cyanuration en circuit fermé. Il s'agit d'un projet plus petit (sur une surface d'un kilomètre carré) d'ouvrages miniers pour l'exploitation d'or alluvionnaire (or déposé par le mouvement de l'eau), situé sur la même concession, que le préfet de Guyane a autorisé le 13 décembre 2017

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"Un seul et même projet"

Selon l'arrêt, consulté par l'Agence France-Presse, le tribunal est d'accord avec les associations sur deux points. Elle considère que les opérations d'extraction d'or alluviales autorisées par le préfet et le grand projet industriel "Montagne d'or", sont envisagées dans le même secteur et "Dans les environs immédiats" du premier, sont "Un seul et même projet", "Selon le code de l'environnement", parce qu'ils "Constituer des interventions dans le même environnement naturel, indépendamment de leur scission dans le temps et dans l'espace".

Par conséquent, l'étude d'impact du projet d'exploitation aurifère alluviale devait également prendre en compte l'autre projet industriel. "La nature partielle de l'étude d'impact n'a pas permis à l'autorité environnementale, puis au préfet de Guyana, d'avoir une vision précise et cohérente des problèmes et des effets du projet dans son ensemble".

Autre motif d’annulation: le tribunal a estimé que l’autorité environnementale responsable des activités d’exploitation aurifère alluviale, en l’occurrence le directeur adjoint du Département de l’environnement, de la planification et du développement et du logement (DEAL), n’en avait pas bénéficié "Séparation fonctionnelle adéquate pour qu'il puisse bénéficier d'une réelle autonomie", comparé au préfet de Guyane, signataire du décret. Dans un communiqué, le collectif "Ou de question", qui regroupe plusieurs associations pour l'environnement, s'est félicité de cette décision.

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