La distribution de la graisse corporelle affecte de manière significative le risque de décès par cancer de la prostate

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La graisse corporelle et ses effets sur le risque de cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est une maladie qui tue des milliers d'hommes chaque année. Des chercheurs ont maintenant découvert que la répartition de la graisse corporelle d’un homme avait une incidence importante sur son risque de développer un cancer de la prostate agressif.

La récente étude de la célèbre école de santé publique Harvard TH Chan et de l'Université d'Islande a révélé que la répartition de la graisse corporelle chez les hommes avait un impact sur le risque de cancer agressif de la prostate. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue anglophone "CANCER".

Selon le lieu où les hommes portent leur graisse corporelle, le risque de cancer de la prostate augmente ou diminue. (Image: Markus Bormann / fotolia.com)

Comment s'est déroulée l'étude?

L'étude a porté sur 1 832 hommes et femmes islandais. L'étude a évalué le risque de diagnostic de cancer de la prostate ou de décès dû à la maladie chez les participants. Les chercheurs ont également mesuré l'indice de masse corporelle (IMC) des participants et analysé la répartition de la graisse corporelle à l'aide de la tomodensitométrie. Toutes les personnes participant à l'étude ont fait l'objet d'un suivi médical pendant 13 mois.

La graisse sous-cutanée est associée au cancer mortel de la prostate

Les résultats montrent que la graisse viscérale entourant nos organes est associée à un risque plus élevé de cancer avancé de la prostate. Cependant, la graisse sous-cutanée, directement sous la peau, par exemple au niveau des cuisses, est associée à un risque plus élevé de cancer mortel de la prostate.

L'IMC et le tour de taille indiquent un risque accru de cancer de la prostate

Un indice de masse corporelle (IMC) et un tour de taille plus élevés étaient également associés à un risque accru de cancer de la prostate avancé et mortel. Fait intéressant, les chercheurs ont également constaté que les hommes avec un IMC et une graisse viscérale normaux étaient également plus à risque de développer une forme de cancer avancée et fatale.

Un faible IMC et une graisse viscérale élevée augmentent le risque de manière massive

Lorsqu’on a enquêté sur des hommes présentant un IMC élevé par rapport à un IMC faible, il a été observé que le lien entre la graisse viscérale et le cancer de la prostate avancé et fatal était plus fort chez les hommes présentant un IMC inférieur. C’est un signal fascinant pour les recherches futures, rapportent les auteurs de l’étude.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires

L’équipe note que, par exemple, le World Cancer Research Fund (Fonds mondial de recherche sur le cancer) fait état de solides liens entre l’obésité et le risque de cancer de la prostate avancé. Des recherches plus approfondies étaient nécessaires pour examiner exactement comment la répartition de la graisse et son évolution dans le temps pourraient affecter la maladie. Enfin, l'identification des schémas de répartition des graisses associés au risque le plus élevé de cancer de la prostate cliniquement significatif pourrait aider à élucider les mécanismes qui relient l'obésité aux maladies agressives, ce qui pourrait conduire à de meilleures stratégies d'intervention pour les hommes affectés. (Comme)

Lien vers la publication originale:

Répartition de la masse grasse corporelle sur la tomodensitométrie, le risque de cancer de la prostate et la mortalité dans l'étude AGES-Reykjavik

Sources

Ce contenu est basé sur les sources suivantes:

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