La compagnie nucléaire Orano investit un milliard d'euros dans le Tricastin

Centrale nucléaire du Tricastin, Saint-Paul-Trois-Châteaux, France

C'est un lien essentiel dans l'industrie nucléaire. Le minerai d’uranium extrait ne peut pas être utilisé tel quel dans les centrales nucléaires. Il subit deux étapes: une conversion, des atomes de fluor et un enrichissement. L'installation Comurhex II inaugurée par Orano (anciennement Areva) lundi sur le site du Tricastin dans la Drôme franchit la première étape. Comurhex, pour l'hexafluorure d'uranium en métal de conversion.

Un pari sur l'industrie nucléaire
Les concurrents d’Orano à travers le monde n’ont pas investi dans de nouvelles usines. Orano est le seul à avoir pris la décision de moderniser cette étape du traitement de l'uranium. La technique est toujours la même. Il existait sur le site du Tricastin une usine Comurhex I mais c'était en fin de vie. La nouvelle usine, qui utilise la même technologie, permet d’économiser beaucoup d’eau, un million et demi de mètres cubes par an, et d’utiliser moins de réactifs chimiques. Cette usine emploie 220 personnes.
Le nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique
C'est le credo des responsables d'Oran répété à envier. L'énergie nucléaire est une énergie sans carbone qui n'émet pas de gaz à effet de serre. Avec le développement des énergies renouvelables "c'est la solution pour faire face au réchauffement climatique" explique le directeur général d'Oran Philppe Knoche. Le groupe Areva a été profondément restructuré. L'Etat a recapitalisé l'entreprise jusqu'à quatre milliards et demi en 2017. Changement de nom début 2018: Areva devient Orano. Orano, qui est aujourd'hui le leader mondial de la conversion de l'uranium, occupe la troisième place en termes d'enrichissement de l'uranium.

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