Le télescope spatial James Webb a permis d’identifier la composition de la surface de l’exoplanète LHS 3844b, située à 48 années-lumière. Ce monde rocheux, environ 30 % plus grand que la Terre, présente une surface sombre et brûlante, potentiellement composée de basalte, offrant un aperçu inédit de la géologie des planètes extrasolaires.
LHS 3844b, un monde rocheux et brûlant

L’éclipse secondaire pour décrypter la lumière

Des indices de basalte et d’activité volcanique
Les données recueillies suggèrent que la surface de Kua’kua pourrait ressembler au basalte terrestre ou lunaire, une roche ignée formée par le refroidissement rapide de la lave riche en magnésium et en fer. Les analyses indiquent même que sa composition pourrait être plus proche du manteau terrestre que de la croûte superficielle de notre planète. Cette découverte ouvre deux scénarios scientifiques. Soit la planète est constituée de plaques rocheuses récemment formées, ce qui impliquerait une activité géologique intense, peut-être volcanique. Soit elle possède une structure interne très différente de celle de la Terre.« Cette technique peut nous dire comment les roches de cette planète se sont formées et quels processus l’ont façonnée tout au long de sa vie.
L’ambition du Habitable Worlds Observatory
Si l’étude de LHS 3844b nous renseigne sur les mondes arides, la question ultime demeure : la présence de molécules chimiques est-elle un signe de vie ? Les experts de The Planetary Society rappellent la prudence nécessaire dans l’interprétation des signaux chimiques.« Vous savez qu’il y a aussi du méthane sur Neptune, mais cela ne signifie pas qu’il y a des vaches là-bas, n’est-ce pas ?

« Je parie que nous aurons besoin de Habitable Worlds pour répondre réellement à la question : “Sommes-nous seuls dans l’Univers ?
