Journée internationale du yoga : explorez-vous à travers le yoga

Par Dr. Apar Avinash Saoji,

Selon les mots du grand Sage Vyasa, les pensées portées par l’esprit sont comme une rivière qui peut couler, qui a le calibre pour faire de lui un Yogi ou le rendre peccable. Le yoga n’est pas simplement une pratique de remise en forme physique, c’est un chemin unique pavé par ses propres actes karmiques. Il n’apporte ni élévation ni suppression mais une intégration du corps, du mental et de l’esprit, une unité du microcosme avec le macrocosme – l’entité suprême. Cette unification est mise en évidence en battant le vortex de l’esprit qui cause la disharmonie de la conscience mentale et c’est pourquoi Maharishi Patanjali cite “yoga chitta vritti nirodhah”.

Maharishi Patanjali décrit le yoga comme une transition d’un effort énergique à une poursuite sans effort de la conscience, qui est obtenue grâce à l’affirmation du Yogi à la notion d’abhyasa (pratique) et de vairagyam (détachement).

Ces notions permettent de s’éloigner des choses corporelles, son esprit portera cet ajnana qui est l’obstacle réel qui se situe dans les fondements mentaux de Yogi. Le chemin de la pratique régulière et du détachement aide à gagner la flexibilité du jnana dans l’esprit qui mènera finalement au chemin du kaivalya, dans lequel le Yogi éjectera le chagrin et l’anxiété de l’esprit qui à leur tour aideront un yogi à modifier l’esprit ainsi que le corps pour fonctionner à son état optimal.

Lorsqu’un fonctionnement optimal est atteint, l’esprit soulève la question toujours brûlante – “qui suis-je” qui est ancrée dans l’esprit de chaque individu, le yoga aide à y répondre car ce n’est pas simplement une pratique, c’est plutôt un processus qui permet de se connaître de l’extérieur vers l’intérieur, ce qui est semblable à l’obscurité qui entoure la lumière un jour d’orage.

Le yoga est cette lumière qui illumine le chemin pour trouver des réponses à de nombreuses questions qui se posent dans la quête de la réponse à “qui suis-je”. C’est un voyage pour démêler l’esprit et explorer le potentiel infini que l’esprit possède et qui peut aider un individu à passer du simple état d’être à devenir une sainteté.

De la compréhension de cet objectif à la réalisation de l’unité ultime avec le monde et à l’intérieur, le tremplin est l’adhésion sans faille aux pratiques saines du yoga Ashtanga ou des huit branches du yoga.

La relation entre un individu et la société est que la société est le simple reflet de chaque individu. Ce n’est que lorsque l’on est heureux et en paix avec soi-même qu’on devient une partie amicale de la société, pour réaliser cette pratique des yamas et niyamas, les deux premières branches du yoga jouent un rôle important. Ce n’est que lorsque les qualités d’ahimsa, satya, asteya, brahmacharya et aparigraha sont inculquées que la pratique de saucha, santosha, tapa, svadhyaya et Ishawara Pranidhana sera établie, donnant naissance à Rama Rajya.

La stabilité joue un rôle important dans la vie de chaque individu car pour qu’une vie enchanteresse progresse, il faut être initié à la stabilité du corps et de l’esprit, ceci est réalisé grâce à Asana qui ne sont pas simplement des pratiques pour le corps physique seul, mais aident à stabiliser le manomaya – kosha en agissant sur l’annamaya kosha.

Le pranayama est la branche du yoga qui aligne le vayu mahabhuta sur le corps. Il améliore le flux de prana, où le souffle et la nature ne font qu’un, dans cet état, le corps s’épanouit alors que la nature apporte le calme à l’esprit en détruisant la bataille de la pensée et en apportant la paix à l’intérieur.

Dharana et Dhyana sont les membres du yoga qui sont considérés comme les outils ultimes du Samadhi. Dans la pratique de la dharana, on retire ses sens et on les redirige vers l’intérieur, où il n’est pas affecté par les événements du monde, comme un étudiant qui étudie sincèrement n’est pas dérangé par les sons qui l’entourent et toutes ses pensées sont dirigées uniquement vers ses études. Dans dhyana, les pensées dispersées sont guidées pour être unifiées. La connaissance acquise du samadhi peut surpasser la connaissance acquise du témoignage et de l’inférence.

Les pratiques, bien qu’apparemment difficiles, peuvent être appliquées facilement dans tous les domaines de la vie. Le seul voyage sans restriction que l’on puisse réaliser est vers l’intérieur vers l’entité Suprême à travers la pratique du yoga.

(L’auteur est directeur de l’école de yoga et de médecine naturopathique, S-VYASA. Les opinions exprimées sont personnelles et ne reflètent pas la position ou la politique officielle de FinancialExpress.com.)

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