Le président John Dramani Mahama a assermenté deux nouveaux vice-présidents de la Commission électorale, Emelia Afi Agbenyo et Joseph Kwaku Asamoah, chargés de combler les vacances laissées par les départs de hauts responsables de l’institution.
La cérémonie d’assermentation s’est déroulée à la présidence à Accra en présence de la vice-présidente Naana Jane Opoku-Agyemang, de la présidente de la Commission électorale Jean Mensa et du président du Congrès national démocratique (NDC) Johnson Asiedu Nketia, selon les informations rapportées par l’agence officielle Ghana News Agency. Les deux nouveaux commissaires prennent ainsi leurs fonctions pour seconder l’organe de gestion des scrutins, la Commission électorale étant constitutionnellement mandatée pour administrer et faire respecter l’ensemble des lois et règlements relatifs à la conduite des élections et des référendums.
Ces nominations interviennent pour combler les vacances consécutives à deux départs majeurs au sommet de l’institution. D’une part, Dr Bossman Asare, qui occupait les fonctions de vice-président chargé des services institutionnels et des affaires générales, a démissionné avec effet au 31 juillet 2026 afin de regagner le monde académique à l’Université du Ghana, d’après les détails publiés par le quotidien Graphic Online. D’autre part, Samuel Tettey, vice-président en charge des opérations, a quitté ses fonctions après avoir atteint l’âge de la retraite obligatoire fixé à 65 ans.

Le parcours des nouveaux dirigeants de la Commission électorale
Le premier des deux nouveaux vice-présidents, Dr Joseph Kwaku Asamoah, cumule plus de dix-sept années d’expérience dans l’administration électorale, la pratique juridique et l’enseignement supérieur. Sa trajectoire au sein de l’institution a également été marquée par son intervention lors de la panne du système de transmission électronique des résultats survenue durant les élections de 2016.
De son côté, Emelia Afi Agbenyo apporte une vaste expérience en matière de développement international et de gestion des politiques publiques. Elle exerce ses fonctions au sein du Ghana TVET Service et a siégé comme commissaire à la Commission nationale de planification du développement, tout en ayant collaboré en tant que conseillère technique pour l’organisation GIZ Ghana, où elle a co-signé le tout premier manuel de formation technique et professionnelle inclusif axé sur le genre et le handicap.
Les exigences d’impartialité et les réactions politiques
Lors de sa prise de parole, le chef de l’État a insisté sur l’exemplarité attendue de l’organisme superviseur des votes, en enjoignant les nouveaux commissaires d’exercer leurs responsabilités constitutives sans crainte ni faveur envers un parti politique ou un candidat particulier. Le président a déclaré : « En tant que président, je n’attends aucun traitement de faveur de la part de la Commission électorale pour moi-même, mon parti ou mon gouvernement. J’attends une institution qui applique les mêmes normes à tout le monde et qui protège le droit des Ghanéens à choisir librement leurs dirigeants », selon les comptes rendus de 3News.
Les nominations ont toutefois suscité des réactions contrastées dans le paysage politique national. Dennis Miracles Aboagye, directeur de la communication du Nouveau Parti patriotique (NPP), a vertement critiqué l’arrivée d’Emelia Afi Agbenyo, l’accusant d’avoir exercé des responsabilités partisanes au sein du camp adverse et qualifiant cette décision de précédent fâcheux pour l’indépendance de l’institution, comme l’a rapporté le site d’information Adomonline. Du côté du Congrès national démocratique, le président du parti Johnson Asiedu Nketia a assisté à la cérémonie, tandis que les départs conjugués des précédents titulaires ont été perçus au sein de la formation politique comme un renouvellement suffisant de la direction.

Les engagements formulés par la direction électorale
S’exprimant au nom de sa collègue et de lui-même, il a invité l’ensemble des citoyens et des forces vives de la nation à dialoguer avec l’institution.
Joseph Kwaku Asamoah l’a affirmé d’après Citinewsroom.

Le nouveau dirigeant a également rappelé que la garantie de scrutins honnêtes et transparents ne relève pas de la seule responsabilité de l’administration électorale, mais constitue un devoir civique partagé par les partis politiques, le Parlement, les forces de sécurité, la justice, les médias et chaque citoyen.
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