Cette participation intervient sous le signe des exceptions diplomatiques et des tensions d’organisation, marquées par des tribunes clairsemées et une bévue protocolaire sur l’hymne national sud-coréen.
L’arrivée remarquée de la délégation nord-coréenne et les dérogations de Tokyo
Plus de 100 athlètes et représentants de la Corée du Nord sont arrivés au Japon pour participer aux Jeux asiatiques organisés à Nagoya-Aichi, dont les épreuves phares débutent dès ce mois de septembre selon l’Agence France-Presse. L’équipe masculine de football a notamment fait sensation à son arrivée à l’aéroport international du Kansai, vêtue de blazers blancs, de pantalons bleu électrique et affichant le drapeau national sur le cœur après un vol en provenance de Pékin. L’équipe féminine de football est quant à elle attendue de pied ferme, portée par les récents succès de ses sélections de jeunes.
Ce déplacement international rare s’effectue dans un cadre géopolitique strict. En principe, le Japon interdit l’entrée sur son territoire aux ressortissants nord-coréens en raison des sanctions liées aux programmes balistiques et nucléaires de Pyongyang. Néanmoins, le gouvernement japonais a accordé une dérogation exceptionnelle pour permettre à la délégation de concourir. Minoru Kihara, secrétaire général du gouvernement japonais, a déclaré cité par la même source qu’il existait des circonstances particulières justifiant la décision exceptionnelle d’autoriser leur entrée sur le territoire, tout en rappelant que la politique d’interdiction de principe restait inchangée.
Une bévue diplomatique autour des hymnes nationaux en plein tournoi
Les compétitions ont également été secouées par un incident protocolaire majeur. Avant la rencontre de hockey sur gazon opposant la Corée du Sud au Bangladesh, les joueurs sud-coréens ont assisté interloqués à la diffusion de l’hymne national nord-coréen. Les organisateurs ont ensuite rectifié le tir en jouant l’hymne du Bangladesh puis celui de la Corée du Sud, avant que l’arbitre n’abrège le protocole pour lancer le match d’après les informations rapportées par Le Parisien.


Min Tae-seok, sélectionneur de l’équipe de hockey sur gazon de la Corée du Sud, a affirmé qu’il s’agissait d’un problème vraiment grave et a indiqué que lorsque son équipe avait protesté, les organisateurs avaient répondu qu’ils étaient désolés.
Face à la polémique, le comité d’organisation des Jeux asiatiques a présenté ses plus sincères excuses à la délégation sud-coréenne. Cet impair vient s’ajouter à une préparation logistique particulièrement critiquée par plusieurs délégations, qu’il s’agisse des conditions d’hébergement pour les 11 000 sportifs ou des retards d’acheminement constatés à l’arrivée des délégations selon les précisions du quotidien.
Des tribunes clairsemées et un désintérêt pointé par la presse internationale
Cependant, l’événement a fait l’objet de vives critiques de la part des médias sud-coréens. La presse étrangère a épinglé ce manque d’engouement populaire pour une compétition estivale que le Japon accueille pour la première fois depuis 32 ans, après les éditions de Tokyo en 1958 et de Hiroshima en 1994 d’après les analyses relayées par HK01. L’absence de retransmission en direct sur les chaînes de télévision hertziennes japonaises a également été interprétée comme un signe du faible retentissement de la compétition auprès du grand public local.
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