Le député chilien Javier Olivares a provoqué une vive polémique en partageant sur Instagram une vidéo montrant qu’il avait coupé les ailes de ses pavos reales pour les empêcher de s’échapper. Cette intervention, justifiée par le début de la saison de reproduction, a divisé les internautes entre accusations de maltraitance et défense de pratiques d’élevage.
Le député du Partido de la Gente, élu pour la période 2026-2030 dans le District 6 de la Región de Valparaíso, a partagé un enregistrement vidéo sur son compte Instagram qui a immédiatement enflammé la Toile. Dans cette publication, tournée à son domicile de Limache selon les informations de la presse spécialisée locale, l’élu apparaît en train de caresser l’un de ses spécimens colorés tout en confirmant une mesure physique radicale sur les oiseaux.
Les explications de Javier Olivares face à la fugue des oiseaux
Sur fond de la chanson Pavo real
de José Luis Rodríguez, le parlementaire a détaillé les raisons de son intervention en désignant l’un de ses animaux favoris, expliquant qu’il s’agit de l’un de ses favoris et qu’ils venaient de lui couper une partie des ailes car avec celles-ci ils volent, vont chez ses voisins et que cela ne plaît pas beaucoup à ces derniers, a déclaré l’élu dans la vidéo relayée par plusieurs médias nationaux.
L’intervention n’a pas concerné un seul spécimen. Le député a reconnu avoir répété l’opération sur plusieurs volatiles résidant chez lui, précisant qu’il avait dû ce jour-là s’occuper de couper les ailes de certains, de ceux qu’il avait pu attraper car certains sont plutôt difficiles, d’après les retranscriptions publiées par les chaînes d’information.

Javier Olivares, député du Partido de la Gente, a déclaré qu’étant donné qu’il ne voulait pas qu’ils s’en aillent à l’aventure — et encore moins que quelqu’un les lui vole lors de leurs escapades —, il s’était consacré aujourd’hui à eux et à leur prodiguer les soins dont ils ont besoin en cette saison.
L’élu a également insisté dans son message textuel sur l’attachement qu’il porte à ses animaux, affirmant qu’ils font eux aussi partie de la famille et qu’il faut les soigner comme il se doit, comme l’a rapporté la station de radio couvrant l’événement.
Vague de critiques et accusations de maltraitance sur les réseaux sociaux
La publication de la séquence a immédiatement provoqué une polarisation des réactions sur Internet. D’un côté, une fraction des utilisateurs a vertement condamné la méthode employée par le représentant de la sixième circonscription de Valparaíso, qualifiant l’acte de cruauté gratuite. Les commentaires ont rapidement afflué sous le format numérique, incluant des interpellations directes : un utilisateur a demandé s’il s’agissait d’une coupe d’ailes et s’il savait que cela constituait de la maltraitance animale, ou encore des piques ironiques telles que súper ambientalista, mutilar animales
, relayées par les services de veille numérique.

Face à l’ampleur de la polémique et aux interpellations en cascade, les premiers rapports médiatiques ont noté que le parlementaire a rapidement restreint la section des commentaires de son compte Instagram pour freiner les messages d’hostilité.
La défense des éleveurs et le flou de la législation chilienne
À l’inverse des critiques les plus dures, d’autres internautes et habitués de l’élevage d’oiseaux de basse-cour ont pris la défense du député, arguant qu’il s’agit d’une technique courante et indolore. Selon des commentaires recueillis par les chroniqueurs de terrain, certains affirment que la coupe se limite strictement aux plumes et s’apparente à une simple coupe de cheveux pour empêcher les animaux de fuir leur enclos.

Sur le plan strictement juridique, les analyses institutionnelles et les textes réglementaires chiliens rappellent que la loi n’érige pas le simple éjointage ou la coupe des plumes en délit automatique de maltraitance. La législation dépend des répercussions physiques et des conditions de détention : la Loi N°20.380 sur la protection des animaux impose aux propriétaires de fournir un abri et une alimentation adéquats, tandis que le Code pénal sanctionne dans son article 291 ter les actions causant une souffrance injustifiée. Le Servicio Agrícola y Ganadero (SAG) veille pour sa part au bien-être psychologique et physique général des animaux, sans qu’une plainte formelle ou une réaction officielle n’ait encore été enregistrée contre le député pour cette affaire.
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