L’acteur et chanteur Jared Leto est accusé par quatre femmes de conduite sexuelle criminelle alors qu’elles étaient adolescentes. Ces allégations, révélées dans un documentaire de la BBC intitulé Jared Leto: Hollywood’s Dark Secret
, concernent des incidents survenus entre 2002 et 2016, impliquant des victimes âgées de 14 à 19 ans.
Le scandale éclate alors que Jared Leto, aujourd’hui âgé de 54 ans, voit son image publique confrontée à des témoignages graves. Au total, dix femmes ont parlé au documentaire de la BBC, dont neuf partagent leur récit pour la première fois. Les faits reprochés vont du grooming et des appels téléphoniques sexuellement explicites à des agressions sexuelles physiques.
Agressions et rapports de force : les témoignages d’Isabel et Clara
Certains récits font état de violences physiques et d’abus de pouvoir. Une femme nommée Isabel affirme qu’à l’âge de 17 ans, alors qu’elle travaillait chez Planet Hollywood, Leto l’a invitée dans un motel décrit comme misérable. Elle allègue qu’il l’a forcée à lui pratiquer un acte sexuel dans la salle de bain avant qu’elle ne s’enfuie.
Je suis dans la quarantaine maintenant, et toute ma vie, j’ai considéré cet événement comme si j’étais une fille stupide qui a fait quelque chose de stupide, a fait quelque chose de bête, et donc cette mauvaise chose est arrivée. Je ne pense pas avoir jamais, jusqu’à récemment, l’avoir blâmé. Je m’en suis toujours voulu. Isabel, via Mirror
Un autre témoignage, celui de Clara, décrit une relation basée sur un déséquilibre d’âge et de pouvoir. Alors qu’elle avait 17 ans et lui 34, Leto l’aurait invitée au célèbre hôtel Chateau Marmont. Elle rapporte que l’acteur exigeait d’être appelé Daddy
et la traitait de petite fille.
Grooming et pressions : le cas d’Etta et les accords de confidentialité
Le documentaire souligne également des tactiques de manipulation. Etta affirme avoir rencontré Leto en mars 2014 alors qu’elle avait 16 ans et lui 42. Elle explique avoir donné son numéro dans l’espoir de devenir mannequin, avant que Leto ne commence à lui poser des questions sexuelles dérangeantes par téléphone.
L’affaire prend une tournure plus sombre lorsqu’Etta allègue que Leto a transmis ses coordonnées à un tiers, nommé Christian, sous prétexte d’une affaire commerciale. Ce dernier l’aurait alors sollicitée pour tourner des films pornographiques.
Pour réduire le risque de divulgation, Leto aurait utilisé des outils juridiques. La BBC rapporte qu’une femme a reçu un accord de non-divulgation (NDA) destiné à l’empêcher de parler de sa relation avec la star. Cette femme a refusé de signer le document, que la BBC a pu consulter.
Incidents publics et climat de travail autour de Thirty Seconds to Mars
Taylor, alors âgée de 14 ans, raconte qu’elle a demandé un autographe sur son t-shirt. Au lieu de cela, Leto aurait signé sur sa poitrine en commentant qu’elle avait un beau rack (beau sein).

C’est ma fille. Elle a f***ing 14 ans. Et il l’a regardée et a dit, C’est quand même un beau rack. Mère de Taylor, citée via Mirror
Ce climat semble avoir été perçu par son entourage professionnel. Deux hommes ayant travaillé pour le groupe Thirty Seconds to Mars ont confié à la BBC que le personnel se sentait mal à l’aise face à la manière dont Leto interagissait avec des adolescentes, les invitant parfois dans sa loge ou dans sa maison d’enregistrement. L’un d’eux a déclaré : Je pense que tout le monde pensait que l’écart d’âge était beaucoup trop important.
La réponse de Jared Leto et les éléments de preuve
Face à ces accusations, Jared Leto a nié en bloc. Après avoir ignoré les tentatives de contact initiales de la BBC, l’acteur a publié une déclaration via ses représentants.

Je n’ai jamais agressé sexuellement qui que ce soit de toute ma vie. Ces affirmations sont absolument et catégoriquement fausses. Jared Leto, via BBC
La BBC affirme toutefois avoir corroboré un certain nombre de récits grâce à des témoignages d’amis et de membres de la famille qui avaient été informés des faits à l’époque. La chaîne a également consulté des photos et des messages venant soutenir les versions des victimes.
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