Jambon: 14 fabricants soupçonnés d'accord de prix

L'Autorité de la concurrence étudie de possibles accords entre 2011 et 2013 sur le prix des produits de charcuterie.

Y aurait-il eu un "cartel de jambon" en France? L'Autorité de la concurrence a ouvert une enquête afin de faire la lumière sur des soupçons d'accord sur les prix du jambon provenant de quinze entreprises, révèle Le Monde. "La société Fleury Michon, ainsi que certaines de ses filiales, ont reçu de l'autorité du Concours une notification de grief concernant un accord horizontal le 19 février 2018 à la suite d'une procédure engagée en 2013", a déclaré le groupe. Il affirme avoir "contesté cette notification", ajoutant qu'il ne peut en dire plus à ce stade. LIRE AUSSI >> Ham: les agriculteurs dénoncent un étiquetage trompeur L'Autorité de la concurrence a partiellement confirmé ces informations, indiquant qu'un dossier était "en cours dans le secteur", mais ne pouvait "rien dire sur les pratiques ou les entreprises impliquées". Selon le journal Le Monde, l'enquête, qui porte sur des jambons sous label privé ou à premier prix, concerne 14 sociétés, "avec un accord réciproque, en amont et en aval", de "l'ancienne Financière Turenne Lafayette à Fleury Michon, via Les Salaisons Celtiques (Intermarché) ou le groupe Nestlé ". Label privé ou premier prixLes pratiques suspectes, qui concerneraient du jambon mais aussi d'autres produits de charcuterie, auraient eu lieu entre janvier 2011 et avril 2013, selon le journal du soir. Ce n'est pas la première fois que l'industrie du porc fait partie des priorités de l'Autorité de la concurrence. Le 13 février 2013, il a infligé une amende de 4,5 millions d'euros à cinq abattoirs bretons pour "avoir coordonné l'abattage de leurs porcs" en 2009 afin de faire baisser le prix de la viande payée aux éleveurs. .

LIRE AUSSI >> Promotion de produits alimentaires: le mot "gratuit" est interdit "Au cours de cette décennie, de nombreuses enquêtes sur des infractions à la concurrence portant sur une consommation alimentaire élevée ont été menées", a déclaré Fabrice Carlier, délégué général de l'association de consommateurs CLCV, sur RTL . Il a mentionné des cas qui ont affecté ces dernières années le lait ou la chicorée. "Il n'y a pas que des guerres de prix, il existe aussi des accords sur les prix qui sont à la fois préjudiciables aux consommateurs et aux agriculteurs", a conclu Fabrice Carlier.

Leave a comment

Send a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.