Israël intensifie ses frappes contre l’Iran et le Liban, la région au bord du conflit
Beyrouth et Téhéran – Israël a lancé dimanche une série de frappes contre des cibles militaires en Iran et a intensifié ses attaques au Liban, notamment en frappant un hôtel dans le centre de Beyrouth, faisant au moins quatre morts et dix blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Ces actions interviennent dans un contexte de tensions croissantes et de craintes d’un embrasement régional plus large.
L’armée israélienne a annoncé avoir visé des sites militaires "à travers l’Iran", sans préciser la nature exacte de ces cibles. La frappe sur l’hôtel de Beyrouth, selon Israël, visait des commandants des Gardiens de la Révolution iraniens. Des bombardements se poursuivent également dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, mouvement pro-iranien.
La République islamique d’Iran a affirmé sa capacité à résister à un conflit prolongé. Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, a déclaré que les forces armées iraniennes pouvaient "poursuivre au moins six mois de guerre intense au rythme actuel des opérations", selon l’agence de presse Fars.
Parallèlement, des attaques de missiles et de drones ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, notamment au Koweït, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Le Koweït a dénoncé le ciblage de ses réservoirs de carburants à l’aéroport international. Ces attaques surviennent malgré les excuses présentées par le président iranien Massoud Pezechkian à ses voisins du Golfe pour les frappes précédentes.
La Chine a exprimé sa profonde inquiétude face à la situation, appelant à la désescalade. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que la guerre actuelle "n’aurait jamais dû avoir lieu" et qu’elle "n’apporte aucun bénéfice à aucune des parties". Il a ajouté que "le monde ne peut pas retourner à la loi de la jungle".
Les États-Unis, quant à eux, semblent adopter une position plus nuancée. Donald Trump a déclaré qu’il ne souhaitait pas que les milices kurdes iraniennes lancent une offensive contre le pouvoir en place à Téhéran, revenant sur une position antérieure.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé que son pays avait un "plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime iranien et permettre le changement". Des frappes américaines et israéliennes ont également visé un dépôt de pétrole dans le sud de Téhéran, marquant la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes.
La situation reste extrêmement volatile et les risques d’une escalade régionale sont élevés. La communauté internationale appelle à la prudence et à la reprise des négociations diplomatiques pour désamorcer les tensions.
