TÉL AVIV – Un missile a frappé une rue du centre de Tel Aviv mardi, alors que l’Iran poursuivait ses tirs sur Israël et les États du Golfe. L’impact, survenu quelques heures après l’annonce par le président Donald Trump que les États-Unis étaient en pourparlers avec Téhéran pour mettre fin au conflit, a provoqué des dégâts matériels et fait quatre blessés légers, selon les services de secours.
Le missile, doté d’une ogive de 113 kilogrammes, a percé les défenses israéliennes et a frappé un immeuble d’habitation, soufflant les fenêtres et provoquant un épais panache de fumée. « Nous avons vu destruction, fumée et chaos », a déclaré Yoel Moshe, un secouriste, aux journalistes sur les lieux.
L’Iran a rejeté l’affirmation de négociations en cours, la qualifiant de « fausses nouvelles utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers ». De son côté, le dirigeant israélien a juré de continuer à frapper l’Iran et le Liban, quel que soit l’état des pourparlers diplomatiques, afin de « protéger nos intérêts vitaux ».
Les frappes iraniennes se sont étendues au-delà d’Israël. Au Koweït, des lignes électriques ont été touchées par des débris d’interception de missiles, causant des pannes de courant partielles. Des sirènes d’alerte ont retenti à Bahreïn, et le ministère saoudien de la Défense a annoncé avoir détruit 19 drones iraniens ciblant sa province orientale, riche en pétrole.
En représailles, Israël a de nouveau bombardé les banlieues sud de Beyrouth, ciblant des infrastructures utilisées par le groupe militant Hezbollah, lié à l’Iran. Une frappe sur un immeuble résidentiel au sud-est de la capitale libanaise a fait au moins deux morts, selon le ministère libanais de la Santé.
Bien que le président Trump ait annoncé lundi qu’il prolongeait son ultimatum à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation de cinq jours, reportant ainsi sa menace d’attaquer les centrales électriques iraniennes, les militaires israéliens et américains ont affirmé que les frappes contre les cibles militaires iraniennes se poursuivraient.
L’escalade des tensions intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la stabilité régionale et l’impact potentiel sur les marchés énergétiques mondiaux.
