Israël frappe un site nucléaire iranien, l’escalade des tensions au Moyen-Orient
Téhéran – L’armée israélienne a annoncé samedi avoir frappé un site de recherche et de développement d’armes nucléaires iraniennes à Téhéran, dans le cadre d’efforts continus visant à démanteler le programme nucléaire de la République islamique. La frappe intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient et d’inquiétudes quant aux ambitions nucléaires de l’Iran.
Selon l’armée israélienne, le site ciblé, situé à l’Université de technologie Malek Ashtar, était utilisé par les industries militaires iraniennes pour développer des composants d’armes nucléaires. L’université, qui relève du ministère iranien de la Défense, fait l’objet de sanctions occidentales en raison de ses activités liées aux programmes nucléaires et balistiques de l’Iran.
L’Iran nie fermement chercher à se procurer des armes nucléaires, mais a enrichi de l’uranium à des niveaux qui n’ont aucune application pacifique, a entravé les inspections internationales de ses installations nucléaires et a étendu ses capacités de missiles balistiques.
La frappe israélienne a eu lieu le même jour où des médias iraniens ont signalé que des forces américano-israéliennes avaient attaqué le complexe d’enrichissement d’uranium Shahid Ahmadi-Roshan à Natanz. Des experts techniques ont confirmé qu’il n’y avait pas eu de fuite radioactive et que les habitants des environs n’étaient pas en danger. L’armée israélienne a déclaré qu’elle n’avait pas mené de frappes dans la région et qu’elle ne pouvait pas commenter les activités américaines.
Selon des estimations, l’Iran dispose d’un stock d’environ 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, enfoui sous les décombres de sites bombardés par les États-Unis l’année dernière, notamment près d’Ispahan et de Natanz. Cette quantité d’uranium est suffisante pour fabriquer environ dix bombes nucléaires, selon des experts.
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré samedi que l’armée était à mi-chemin de sa campagne contre l’Iran. "Nous sommes à mi-chemin, mais la direction est claire", a-t-il déclaré dans une vidéo. "Dans environ une semaine, à Pâques, la fête de la liberté, nous continuerons à nous battre pour notre liberté et notre avenir."
Zamir a également commenté l’attaque iranienne par missile balistique de longue portée contre la base militaire américano-britannique de Diego Garcia vendredi. "Hier, l’Iran a lancé un missile balistique intercontinental à deux étages d’une portée de 4 000 kilomètres vers une cible américaine sur l’île de Diego Garcia", a-t-il déclaré. "Ces missiles n’étaient pas destinés à frapper Israël. Leur portée atteint les capitales européennes – Berlin, Paris et Rome sont toutes directement menacées."
La frappe israélienne et les déclarations de Zamir interviennent dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’escalade des tensions au Moyen-Orient. La communauté internationale appelle à la retenue et à la désescalade, et exhorte l’Iran à coopérer pleinement avec les inspecteurs internationaux et à respecter ses engagements en matière de non-prolifération.
Source : The Times of Israel
