GENÈVE – Un comité d’experts des Nations unies s’est dit « profondément préoccupé » par la mort d’enfants suite au bombardement d’une école de filles à Shajareh Tayyebeh, dans le sud de l’Iran, qui aurait fait plus de 160 victimes, selon des informations rapportées mercredi.
L’école de Minab a été touchée samedi, le premier jour des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran. Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a déclaré dans un communiqué être « alarmé par les informations concernant des frappes sur des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux, qui ont blessé et traumatisé des enfants, et coûté la vie à de nombreux jeunes ».
« Les enfants doivent être protégés de la guerre », a ajouté le comité, qui est composé de 18 experts indépendants chargés de surveiller la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant, protégeant ainsi le droit des enfants à l’éducation et les protégeant de la violence.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré lundi que les forces de son pays « ne cibleraient délibérément aucune école ». Israël a quant à lui indiqué qu’il enquêtait sur l’incident.
Mardi, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a exhorté ce qu’il a appelé « les forces derrière une attaque meurtrière contre une école de filles en Iran » à enquêter et à partager des informations sur l’incident, sans préciser qui il pensait être responsable.
L’ambassadeur d’Iran auprès des Nations unies à Genève, Ali Bahreini, avait soulevé la question auprès du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, dans une lettre du 1er mars, qualifiant l’attaque d’« injustifiable » et de « criminelle ».
